Laure Mériguet: «Je suis encore dans les nuages»
À 17 ans, Laure Mériguet a décroché le bronze aux Jeux olympiques de Milan Cortina avec l’équipe de Suisse. La joueuse du Genève-Servette savoure, sans encore mesurer pleinement la portée de son exploit.
Quelques jours après avoir conquis la médaille de bronze olympique, Laure Mériguet peine encore à réaliser. «Je ne pense pas que je réalise encore actuellement. Je suis encore un peu dans les nuages, mais je pense que je réaliserai un peu plus tard», confie la Genevoise.
La médaille symbolise des années d’efforts. «C’est vraiment une fierté, c’est vraiment une récompense pour tout le travail que je fais chaque jour depuis des années. C’est vraiment une récompense et une fierté pour moi et ma famille.»
«C’était vraiment une explosion de joie»
La finale pour le bronze restera gravée. Le but d’Alina Müller en prolongations a libéré toute une équipe. «C’était vraiment une explosion de joie. Toutes les émotions arrivent en même temps. Tu te dis qu’on l’a fait, qu’on est médaillées olympiques. C’est vraiment incroyable.»
La jeune défenseure retient aussi les instants partagés avec ses proches. «Voir ma famille juste après la victoire, leurs yeux quand ils me voient arriver, c’est incroyable. Mes cousins, cousines, ma meilleure amie venue à tous les matchs… Ce sont des moments que je retiens beaucoup.»
L’objectif était clair depuis de longs mois. «Ça fait déjà un an, voire deux, qu’on en parle. En arrivant, c’était: on veut cette médaille.» Même après une défaite en phase de groupe contre la Finlande, la confiance est restée intacte. «Un match, c’est un match. On s’est dit qu’à tête reposée, on pouvait y arriver.» La Suisse s’impose finalement 1-0 en quart de finale contre la même équipe.
Retour sur terre
À seulement 17 ans, Laure Mériguet a vu son temps de jeu augmenter au fil du tournoi. «Les premiers matchs étaient plus compliqués, je stressais beaucoup. Mais plus le tournoi avançait, plus j’ai pris confiance. J’ai prouvé sur la glace que je pouvais le faire.» Les conseils des coachs l’ont aidée à canaliser la pression: «Il ne faut pas se prendre la tête, ça reste un match de hockey.»
Malgré la médaille, le quotidien ne change pas radicalement. «Franchement, je reste une étudiante et une joueuse au Genève-Servette dans le mouvement junior.» Entre rattrapage des cours et reprise des entraînements, le retour à la réalité est déjà là.
Mais l’ambition ne faiblit pas. «Il nous reste deux matchs de saison régulière et ensuite les Playoffs. L’année passée, on a déjà gagné le bronze. Là, cette année, on veut aller chercher plus.»