Économie

Le pétrole se stabilise, le Brent se maintient à 100 dollars

13.03.2026 07h52

Le pétrole se stabilise, le Brent se maintient à 100 dollars

Le détroit d'Ormuz voit transiter habituellement 20% de la production mondiale de pétrole (archives).

Photo: KEYSTONE/EPA/DIVYAKANT SOLANKI

Le prix du pétrole se stabilise vendredi après avoir bondi de près de 10%, le baril de Brent se maintenant autour de 100 dollars, tandis que les Bourses asiatiques se repliaient dans des marchés demeurant sous forte tension.

Vers 06h15, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, cédait 0,31% à 95,43 dollars, après avoir évolué en hausse de quelque 1,6% en début d'échanges asiatiques.

Le baril de Brent, référence du marché mondial, cédait lui aussi 0,03% à 100,43 dollars. Il avait terminé jeudi au-delà de 100 dollars pour la première fois depuis août 2022.

Dans un effort supplémentaire pour apaiser quelque peu les tensions sur l'offre, les Etats-Unis ont annoncé tard jeudi autoriser, de manière temporaire, la vente du pétrole russe stocké sur des navires.

Avant cela, cependant, les marchés n'ont pas été calmés par la décision des membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) de prélever un volume historiquement élevé de pétrole dans les réserves stratégiques afin d'atténuer la perte d'offre de brut en provenance du Golfe.

Ces 400 millions de barils puisés dans les stocks de 32 pays constituent un amortisseur temporaire et jugé insuffisant par les analystes.

A eux seuls, les Etats-Unis vont apporter progressivement 172 millions de barils étalés sur 120 jours. 'Si l'on suppose un calendrier similaire pour les autres pays, on arrive à 3,3 millions de barils/jour', selon les experts d'ING, soit très en-deçà des volumes perdus en raison du conflit, estimés par l'AIE à 10 millions de barils/jour.

Depuis le déclenchement du conflit le 28 février, la circulation est quasi-paralysée dans le détroit d'Ormuz, par où transite habituellement 20% de la production mondiale de pétrole.

De fait, la décision de l'AIE 'n'a pas empêché la poursuite de la hausse des cours du pétrole (...) L'important écart résiduel entre l'offre et la demande mondiales incitera les acheteurs à continuer de faire grimper les prix, tant que la guerre se poursuivra', insistent les analystes du cabinet BMI.

'Tout repose sur la durée du conflit, un sujet sur lequel les signaux envoyés ont été confus (...) Le transit par Ormuz s'est réduit à un filet, et l'Iran continue de concentrer ses attaques sur les infrastructures régionales pétrolières et gazières ainsi que sur le trafic maritime', ajoutent-ils.

La situation reste très incertaine: l'armée iranienne a menacé d''incendier' et de 'détruire' des installations pétrolières et gazières au Moyen-Orient, en cas d'attaque contre les infrastructures énergétiques et les ports de la République islamique.

/ATS