Genève

La CICAD porte plainte pénale contre inconnu pour diffamation

24.03.2026 06h00

La CICAD porte plainte pénale contre inconnu pour diffamation

A Genève, la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CICAD) a déposé une plainte pénale contre inconnu pour diffamation après la publication d'un dossier de presse et d'une pétition la mettant en cause (illustration).

Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

La CICAD a déposé une plainte pénale contre inconnu pour diffamation auprès du Ministère public genevois. Cette plainte vise les auteurs, qui ne sont pas identifiés, du dossier de presse et de la pétition publiés en mars par le Collectif pour la défense des droits humains (CDDH).

La plainte est datée du 18 mars, a précisé mardi la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CIDAD) dans un communiqué. Pour l'organisation, les accusations selon lesquelles elle stigmatiserait certaines communautés dans ses outils pédagogiques ou mènerait une action de nature partisane 'sont infondées'.

Diffusées publiquement, ces allégations mettent aussi en cause personnellement le secrétaire général de la CICAD, Johanne Gurfinkiel. Elles portent ainsi 'une atteinte grave à son honneur, à sa crédibilité et à l'intégrité de son engagement contre l'antisémitisme', considère l'organisation.

Le 9 janvier, le CDDH a tenu une conférence de presse pour annoncer le lancement d'une pétition qui demande la fin des interventions de la CICAD dans les classes et la suppression de ses subventions publiques. Le collectif estime que l'organisation fait de la propagande pro-israélienne et qu'elle entretient 'un amalgame dangereux entre antisionisme et antisémitisme.'

La CICAD rappelle qu'elle est une organisation de droit suisse, indépendante, dont la vocation est de défendre les intérêts des concitoyens suisses de confession juive dans la lutte contre l'antisémitisme. 'Nous n'avons ni vocation ni pratique d'intervenir dans des conflits étrangers. Ces accusations instrumentalisent un climat déjà difficile, et nous ne pouvons les laisser sans réponse', affirme M. Gurfinkiel.

/ATS