Économie

Ericsson souffre de la baisse des ventes et de coûts en hausse

17.04.2026 08h47

Ericsson souffre de la baisse des ventes et de coûts en hausse

L'équipementier suédois de télécommunications Ericsson a annoncé un recul de 79% de son bénéfice net au premier trimestre. (archives)

Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

L'équipementier suédois de télécommunications Ericsson a annoncé vendredi un recul de 79% de son bénéfice net au premier trimestre à 900 millions de couronnes (76,7 millions de francs), affecté par la baisse de 10% de son chiffre d'affaires.

Le groupe a aussi été 'confronté à une hausse des coûts des matériels', a-t-il indiqué dans un communiqué.

Les ventes ont atteint 49,3 milliards de couronnes, le recul dans la zone Amérique (-2%) dû à un tassement de la demande et à l'incertitude sur les droits de douane n'ayant pas été compensé par la croissance des autres zones, a précisé Ericsson.

Le groupe a souffert de l'impact des fluctuations de changes à hauteur de 7,8 milliards de couronnes, le dollar s'étant nettement déprécié par rapport à la couronne suédoise. En termes organiques, les ventes ont augmenté de 6%.

Le bénéfice d'exploitation a baissé de 76% à 1,4 milliard de couronnes.

Hausse du coût des semi-conducteurs

Ventes et bénéfice d'exploitation ajustés sont légèrement inférieurs aux prévisions des analystes interrogés par Factset.

'Nous sommes confrontés à une hausse des coûts des matériels, notamment dans le domaine des semi-conducteurs, due en partie à la demande liée à l'intelligence artificielle', a expliqué Börje Ekholm, directeur général du groupe, cité dans le communiqué.

'Notre ambition est de surmonter ces difficultés en collaborant étroitement avec nos clients et nos fournisseurs, ainsi qu'en recourant à des mesures de substitution de produits et d'amélioration de l'efficacité', a-t-il ajouté.

Outre la hausse des coûts des semi-conducteurs, le groupe dit avoir investi dans une chaîne d'approvisionnement plus solide pour faire face aux aléas géopolitiques.

Les grands équipementiers des télécommunications comme les groupes chinois Huawei, finlandais Nokia et Ericsson font face depuis plusieurs années à une demande en berne, la 5G n'ayant pas été à la hauteur de leurs espérances.

En début d'année, le groupe suédois a annoncé la suppression de 1.600 postes en Suède sur un total de 90.000 salariés dans le monde.

/ATS