Les difficultés financières touchent également la classe moyenne
La classe moyenne inférieure dispose d'une marge de manœuvre financière très réduite, selon une enquête de l'OFS. (photo symbolique)
Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLYLa majorité de la population suisse appartient à la classe moyenne. Une analyse de l'Office fédéral de la statistique (OFS) montre toutefois qu'un quart de la classe moyenne inférieure n'est pas en mesure de faire face à des dépenses imprévues de 2500 francs.
C'est ce que révèle l'OFS vendredi sur la base d'une enquête 2023 sur le budget des ménages ainsi que d'une enquête 2024 sur les revenus et les conditions de vie. En 2024, 55,2% de la population en Suisse appartenaient à la catégorie des revenus moyens.
Ce groupe comprend par exemple les personnes vivant seules qui disposent d'un revenu mensuel brut compris entre 4228 et 9061 francs. Les couples avec deux enfants de moins de 14 ans dont le revenu mensuel brut total se situe entre 8800 et 19'028 francs figurent également dans la classe moyenne.
Pour certaines analyses, il est utile de subdiviser ce groupe en une classe moyenne inférieure et une classe moyenne supérieure.
Les chiffres de l'OFS montrent que la classe moyenne inférieure, en particulier, atteint rapidement ses limites financières. Celle-ci représente un bon quart de la population résidante permanente, soit environ 2,3 millions de personnes.
En 2024, 10,5% de la classe moyenne inférieure (soit 240'000 personnes) étaient confrontés à des frais de logement représentant plus de 40% du revenu disponible du ménage, alors que la part correspondante ne s’élevait qu’à 3,5% pour la classe moyenne supérieure.
Pas de vacances
Le groupe à revenus moyens a des difficultés financières dans d’autres domaines également. En 2024, 25% des personnes de la classe moyenne inférieure vivaient en effet dans un ménage ne pouvant pas faire face à une dépense inattendue de 2500 francs. Ce n’était le cas que de 10,9% des personnes de la classe moyenne supérieure.
De plus, 14,1% de la classe moyenne inférieure (320'000 personnes) estimaient difficile ou très difficile de joindre les deux bouts à la fin du mois.
Alors que 11,1% de la classe moyenne inférieure n’a pas pu partir en vacances pour des raisons financières, c’était le cas de seulement 3,1% au sein de la classe moyenne supérieure. Il n’est donc pas surprenant que les personnes du premier groupe soient nettement moins satisfaites de leur situation financière que celles du deuxième groupe.
/ATS