Violences et discriminations anti-LGBTIQ: la pointe de l'iceberg
Si leurs droits ont beaucoup évolué ces dernières années - jusqu'à la bénédiction du mariage par l'Eglise réformée (ici à Regensdorf en 2021) -, les personnes LGBTIQ demeurent victimes de crimes de haine, de violences ou de discrimination (photo d'illustration).
Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLYLe nombre de crimes de haine anti-LGBTIQ dénoncés l'an dernier est resté quasi identique à celui de l'année précédente: environ six par semaine en moyenne. Ce n'est que la pointe de l'iceberg, selon les associations concernées qui appellent à davantage les signaler.
Le 8e Rapport sur les crimes de haine publié vendredi par la LGBTIQ Helpline recense 281 signalements de violences et de discriminations anti-queer en 2025. C'est 28 de moins que l'année précédente.
Mais ces chiffres ne représentent que la pointe de l’iceberg, selon les organisations LGBTIQ qui se basent notamment sur une étude récente menée à Genève qui révèle que plus de 80% des personnes concernées ont déjà subi des discriminations ou des violences dans l’espace public.
A l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie, l’interphobie et la transphobie, dimanche, les faîtières LGBTIQ lancent un appel 'à faire reculer le chiffre noir et à augmenter les signalements de crimes de haine'. Les victimes ou témoins disposent à cette fin du site stophate.ch.
/ATS