Leclanché incapable de publier ses résultats annuels 2025
Au 31 juillet, Leclanché "n'était pas encore en mesure de démontrer sa capacité à poursuivre ses activités au moins jusqu'en juin 2027" (image d'illustration).
Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERONLeclanché n'a pas été en mesure de publier son rapport annuel 2025 avant la date butoir prévue du 31 juillet dernier. La société annonce lundi avoir déposé une demande auprès de SIX Exchange Regulation (SER) afin d'obtenir une prolongation du délai de publication.
'A la date de publication du présent communiqué, cette demande est toujours en cours d'examen et aucune décision n'a encore été rendue par SER', a fait savoir lundi soir le concepteur de solutions de stockage d'énergie.
Le groupe yverdonnois explique que la demande auprès de SER était nécessaire car, au 31 juillet, il 'n'était pas encore en mesure de démontrer sa capacité à poursuivre ses activités au moins jusqu'en juin 2027'.
'Les discussions avec un nouveau partenaire stratégique concernant une collaboration visant à fournir un financement supplémentaire et à appuyer les efforts continus de la société pour consolider son évaluation de continuité d'exploitation jusqu'en juin 2027 prennent plus de temps que prévu', ajoute Leclanché.
L'entreprise affirme continuer ses efforts pour démontrer sa capacité à poursuivre ses activités au moins jusqu'en juin 2027 afin de pouvoir publier prochainement son rapport annuel.
Elle souligne qu'elle informera le marché 'sans délai' une fois que SER aura rendu sa décision 'et/ou si elle est en mesure de démontrer sa capacité à poursuivre ses activités'.
Leclanché avait obtenu une exemption temporaire de l'obligation de publication de son rapport 2025 en juin dernier, le comité des émetteurs autorisant la société à déposer ce rapport auprès de SER jusqu'au 31 juillet. Cette décision faisait suite à une précédente prolongation du délai, initialement fixée au 30 avril puis reportée au 31 mai.
Risque de radiation de la cote
Interrogée par AWP, SER a expliqué que Leclanché était dans son droit de demander une nouvelle prolongation au Comité des émetteurs. 'En principe, la durée de cette prolongation n'est pas limitée. Toutefois, l'article 58, paragraphe 1, point 4 du Règlement sur les valeurs mobilières (RVM) fixe une limite. Conformément à cet article, le Conseil de réglementation peut radier le titre de la cote si la négociation est suspendue pendant trois mois sans que les motifs ayant justifié cette suspension aient disparu.'
SER a précisé que même si le Comité des émetteurs a approuvé une nouvelle prolongation, 'la cotation des actions restera suspendue jusqu'à la publication du rapport annuel 2025'.
En février dernier, la société nord-vaudoise en mal de liquidités avait dû lever 16,7 millions de francs pour notamment payer les salaires de ses employés en retard.
/ATS