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Netanyahu dit qu'Israël n'a pas accepté le plan pour Gaza

05.08.2026 08h52

Netanyahu dit qu'Israël n'a pas accepté le plan pour Gaza

Pour Benjamin Netanyahu, le plan présenté "n'est pas notre plan". "Nous l'avons rejeté", a déclaré le premier ministre israélien (archives).

Photo: KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu'Israël n'avait pas accepté un plan pour Gaza soutenu par les Etats-Unis, même après avoir reçu l'assurance qu'un retrait israélien du territoire n'interviendrait qu'après le désarmement complet du Hamas.

Le mouvement islamiste a lui répété mercredi avoir approuvé la feuille de route annoncée par Donald Trump, qui porte sur la deuxième étape de son plan de paix et liait le désarmement du Hamas à un retrait progressif des troupes israéliennes de Gaza.

A la suite d'inquiétudes d'Israël, notamment de ministres d'extrême droite, et à l'issue d'une rencontre lundi avec Benjamin Netanyahu, le 'Conseil de Paix' mis en place par M. Trump lui a assuré que l'armée israélienne ne se retirerait pas avant le désarmement 'complet' du Hamas.

L'équipe de Donald Trump nous a envoyé 'un projet, que nous n'avons pas accepté: ce n'est pas notre projet. Nous leur avons transmis nos commentaires', a cependant déclaré M. Netanyahu dans une vidéo publiée mardi soir sur ses réseaux sociaux.

Le président américain 'est notre plus grand ami, l'un des plus grands amis qu'Israël ait eus à la Maison-Blanche', a-t-il dit mercredi lors d'une cérémonie.

Mais 'l'existence d'Israël n'est pas sujette à négociation', a-t-il ajouté.

Le chef d'état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a indiqué mercredi, d'après un communiqué, que son armée continuerait 'd'agir de façon proactive' dans la bande de Gaza, dont elle occupe plus de 60%.

'Nous ne permettrons pas qu'une menace se forme à nos frontières, comme celle que nous avons connue le 7 octobre', a dit M. Zamir, lors d'une visite à ses troupes dans la bande de Gaza.

L'annonce de la feuille de route est survenue alors qu'Israël se prépare à des élections législatives en octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur l'héritage du Premier ministre sortant, candidat à un nouveau mandat.

Les derniers sondages montrent qu'une majorité d'Israéliens souhaitent son départ, portés par la colère liée aux défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7 octobre 2023 par le Hamas, qui ont déclenché la guerre à Gaza.

Le Premier ministre israélien devait réunir mardi le cabinet de sécurité, mais le rendez-vous a été ajourné à jeudi, selon les médias israéliens, en raison de la campagne pour les primaires au sein de son parti de droite, le Likoud.

Côté Hamas, le porte-parole du mouvement, Hazem Qassem, a déclaré mercredi dans un communiqué 'être parvenu à un accord avec les factions palestiniennes sur la feuille de route pour la mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu', après que son mouvement l'avait déjà acceptée vendredi.

Il a par ailleurs appelé l'administration américaine ainsi que le représentant du 'Conseil de Paix', Nicolaï Mladenov, 'à exercer une pression réelle afin de contraindre le gouvernement de l'occupation (Israël, NDLR) à respecter l'accord'.

/ATS