Économie

Maison Blanche: première conférence de presse pour Katie Zacharia

13.10.2026 18h30

Maison Blanche: première conférence de presse pour Katie Zacharia

Katie Zacharia a provoqué la colère des journalites en n'autorisant que trois questions.

Photo: KEYSTONE/EPA/SAMUEL CORUM / POOL

Trois questions, quinze minutes et une longue ode à Donald Trump : la nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Katie Zacharia, a donné mardi le ton lors de ses débuts en salle de presse.

'Je peux désormais faire ce que je faisais déjà à l'extérieur, à savoir amplifier, multiplier et développer l'incroyable programme du président Trump', a déclaré cette admiratrice du mouvement MAGA. Elle succède à Karoline Leavitt, porte-parole expérimentée, à un moment où les républicains abordent les élections de mi-mandat sous la menace d'un revers.

Peu connue du grand public, cette femme de 41 ans a ouvert sa première conférence de presse en donnant lecture, à un rythme particulièrement lent, d'une longue liste de ce qu'elle a présenté comme les réussites de M. Trump. Ce type de prise de parole est habituellement suivi d'une longue séance de questions-réponses.

Cris des journalistes

Cette fois, pourtant, la porte-parole ne s'est prêtée qu'à trois questions. La première est venue du site conservateur Breitbart, régulièrement accusé de relayer des théories complotistes. Les suivantes ont été posées par la chaîne conservatrice Fox News, l'un des principaux soutiens médiatiques du président, puis par le tabloïd britannique conservateur Daily Mail.

Quinze minutes après son arrivée au pupitre, Katie Zacharia a mis fin au point presse et quitté la salle sous les cris de journalistes restés sans réponse.

Période de confrontation

Jusqu'ici, Mme Zacharia intervenait comme commentatrice sur Fox News et conseillait Trump Media and Technology, le groupe propriétaire du réseau Truth Social.

Son arrivée à la Maison Blanche survient alors que Donald Trump est engagé dans une stratégie de confrontation avec plusieurs médias jugés hostiles. L'administration américaine avait notamment suspendu les accès de CNN, MSNOW et Politico à la Maison Blanche.

La porte-parole a toutefois fait une annonce : l'administration Trump a 'demandé la démission' de l'ambassadrice des Etats-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, à la suite d'accusations de corruption.

Pour le reste, son intervention a surtout consisté à défendre l'action du chef de l'Etat, dont la popularité recule à mi-mandat sur fond de guerre impopulaire contre l'Iran, de difficultés économiques et de controverses intérieures.

'Mon président'

Interrogée sur les conséquences de cette fonction exigeante sur sa vie personnelle, elle a expliqué comment sa famille, composée de quatre enfants, s'adaptait à ce nouveau rythme. Et conclu sur un lapsus qui a déclenché quelques rires dans la salle en évoquant 'mon président, excusez-moi, mon mari'.

/ATS