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ONU: les Émirats arabes unis proposent une candidate

22.10.2026 03h01

ONU: les Émirats arabes unis proposent une candidate

Les Émirats arabes unis ont présenté mercredi la candidature au poste de secrétaire général de l'ONU de Lana Nusseibeh pour succéder à Antonio Guterres.

Photo: KEYSTONE/AP/Tatan Syuflana

Les Émirats arabes unis ont présenté mercredi la candidature au poste de secrétaire général de l'ONU de Lana Nusseibeh, une haute responsable à leur ministère des Affaires étrangères, alors qu'aucun des candidats actuels ne fait consensus.

'Je suis candidate au poste de secrétaire général, car j'estime que le moment est venu d'agir avec une plus grande urgence : intervenir plus tôt, rassembler les individus par-delà leurs différences et avancer jusqu'à l'obtention de résultats concrets', a déclaré Lana Nusseibeh dans un communiqué.

Elle était jusque-là secrétaire d'Etat au ministère émirati des Affaires étrangères et son envoyée spéciale auprès de l'ONU et de l'Union européenne. Auparavant, elle avait été, entre 2013 et 2024, ambassadrice des Émirats aux Nations unies.

Lors du dernier scrutin indicatif tenu vendredi à l'ONU, aucun des sept candidats n'a réussi à échapper à un vote négatif de l'une des cinq grandes puissances disposant du droit de veto (Grande-Bretagne, France, États-Unis, Chine et Russie), sur les quinze membres qui composent le Conseil de sécurité.

L'ex-président sénégalais Macky Sall a par la suite retiré sa candidature.

La Costaricaine Rebeca Grynspan, 70 ans, qui dirigeait l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced), est arrivée en tête de ce scrutin, suivie de l'actuel dirigeant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Argentin Rafael Grossi, 65 ans, puis Carolyn Rodrigues-Birkett, 53 ans, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana.

Les autres candidats sont l'Ougandais Olara Otunnu et les Équatoriennes Maria Fernanda Espinosa et Ivonne A-Baki. Un nouveau postulant peut se déclarer à tout moment du processus.

Selon une tradition géographique pas toujours respectée, l'Amérique latine revendique cette fois le poste. De nombreux pays poussent également pour qu'une femme prenne pour la première fois la tête de l'ONU.

Ce vote intervient alors que l'ONU traverse l'une des périodes les plus difficiles de son histoire, le multilatéralisme qu'elle défend étant largement mis à mal par des pays qui jusqu'alors le défendaient, comme les États-Unis. Elle est également confrontée à une multiplication des conflits dans le monde et de graves difficultés financières.

/ATS