150 ans des Salons: une saison anniversaire pour faire vivre l'histoire
Le théâtre Les Salons fête ses 150 ans avec une saison anniversaire articulée autour de sept chapitres. Entre musique, théâtre, cinéma et littérature, l'institution genevoise entend valoriser son histoire tout en donnant une place aux jeunes artistes.
Construit en 1876, un an avant le Grand Théâtre et par le même architecte, le théâtre Les Salons reste un lieu parfois méconnu des Genevois. Pour son 150e anniversaire, l'institution souhaite remettre en lumière ce patrimoine tout en regardant vers l'avenir. «On avait envie de mettre en valeur ce patrimoine très riche, qui est parfois méconnu au sein de Genève», explique Gabriel Bishop, directeur de cette saison anniversaire.
La programmation se déclinera en sept chapitres, à raison d'un par mois: musique classique, jazz, musique et théâtre, cinéma, carte blanche, théâtre et littérature. Un choix qui fait écho aux différentes vies du bâtiment, autrefois lieu de déclamation poétique, de concerts et même de projections cinématographiques.
Une scène ouverte aux jeunes talents
Au-delà de l'anniversaire, Gabriel Bishop souhaite faire des Salons une vitrine pour la relève culturelle genevoise. Des collaborations avec des institutions de formation et des appels à projets ont permis de réunir étudiants, jeunes diplômés et artistes indépendants.
«C'est cette tension entre patrimoine et création contemporaine qui articule cette saison», résume le directeur. L'objectif est aussi d'attirer un public plus large, au-delà des habitués de cette salle aux dorures et aux lustres, parfois perçue comme élitiste.
Trois jours pour lancer les festivités
La saison anniversaire débutera ce vendredi avec Les Salons de Pierrette, une fable lyrique de la compagnie Mosaïk’s, accompagnée notamment de musiques de Fauré et Offenbach. L'historien Arnaud Bosch proposera également un «apéro de l'histoire» pour replacer ces œuvres dans leur contexte.
Le week-end se poursuivra avec un hommage des étudiants de la Haute école de Musique à Émile Jaques-Dalcroze, puis une adaptation des Tableaux d'une exposition de Modeste Moussorgski, suivie d'un atelier destiné aux enfants.
Une manière de renouer avec l'esprit d'ouverture qui caractérisait déjà le théâtre à sa création. «On espère ramener aussi cet esprit et que, par la programmation, le public soit invité à découvrir ça», souligne Gabriel Bishop.