Culture

Benjamin Décosterd: «J’ai arrêté d’essayer de prendre trop de pincettes»

16.04.2026 16h39 Rédaction

L’humoriste vaudois se produira le 23 avril à Chêne-Bourg. Son nouveau spectacle interroge avec humour le décalage entre le bien-être personnel et l’état du monde.

Habitué des ondes de Couleur 3, Benjamin Descosters poursuit son virage vers la scène. Ancien chargé de presse, il écrit des blagues depuis près de dix ans et présente aujourd’hui son premier spectacle, «Le monde va mal, (mais je vais bien)». Une transition qu’il explique avec autodérision: «ma faille narcissique avait envie d’avoir un retour un peu plus direct à mes bêtises.»

Rire du malaise contemporain

Sur scène, l’humoriste aborde un thème central: comment vivre confortablement en Suisse tout en étant conscient des crises mondiales. «Des fois je culpabilise un petit peu de voir l’état du monde et de voir que moi ça va bien», confie-t-il. Benjamin Décosterd revendique un ton nuancé, y compris lorsqu’il aborde des sujets sensibles. «N’importe quel sujet, on peut en discuter encore dans la vie […] c’est toute une question de nuance et puis de s’écouter», explique-t-il. Une posture qui nourrit aussi ses chroniques radio et son écriture pour d’autres humoristes, comme Yann Marguet.

«Le monde va mal, (mais je vais bien)», à voir le 23 avril au Point Favre à Chêne-Bourg.