Deux concerts de Fabrizio Chiovetta, entre musique hongroise et littérature
Le pianiste genevois Fabrizio Chiovetta sera sur scène le 15 novembre au Temple de Carouge, aux côtés de Stéphane Ginsburgh, avant de retrouver Marthe Keller le 3 décembre au Point Favre.
C'est une rencontre musicale et amicale qui donnera le ton du concert du 15 novembre au Temple de Carouge. Fabrizio Chiovetta partagera la scène avec le pianiste Stéphane Ginsburgh pour une soirée intitulée «De Budapest à Vienne». «On a eu un coup de foudre amical et musical», raconte le musicien genevois à propos de leur rencontre.
Le programme fera dialoguer Brahms, connu pour son amour de la musique hongroise, avec plusieurs grands compositeurs hongrois, dont Béla Bartók et György Kurtág. Ce dernier, qui célèbre son centenaire cette année, sera particulièrement mis en lumière. «Ce qui me touche, c'est l'économie de moyens, la capacité qu'il a à créer tout un univers, parfois avec quelques notes seulement, comme un haïku», confie Fabrizio Chiovetta.
Da la musique à la littérature
Le 3 décembre, changement de registre au Point Favre. Fabrizio Chiovetta accompagnera la comédienne Marthe Keller pour un concert-lecture autour des textes de Robert Walser. «Il écrit des textes irrésistibles sur la musique, parfois faussement naïfs, parfois irrévérencieux», explique le pianiste. L'idée est de faire dialoguer les mots et les notes, «soit en prolongeant une émotion, soit au contraire en prenant un contrepied».
Une collaboration née d'une démarche personnelle. Fabrizio Chiovetta raconte avoir attendu six mois avant d'oser téléphoner à Marthe Keller. Leur rencontre s'est finalement transformée, elle aussi, en «coup de foudre» artistique. Le résultat, à voir au Point Favre.