«L’ADN ou le hasard», des faits divers marquants sous la plume de Corinne Jaquet
Dans «l’ADN ou le hasard», Corinne Jaquet rassemble 13 affaires criminelles suisses, de 1961 à 2016. Un ouvrage qui interroge le poids de la science, mais pas que, dans la résolution – ou non – des enquêtes judiciaires.
Corinne Jaquet collectionne les affaires de faits divers depuis de nombreuses années. L'auteure publie aujourd'hui «l’ADN ou le hasard» aux Éditions du Chien Jaune. Ce livre revient sur 13 affaires criminelles marquantes survenues en Suisse, choisies autour d’un même fil rouge: l'ADN.
L’ouvrage s’ouvre sur une affaire qui a profondément marqué la Suisse romande: le viol et le meurtre de Brigitte, en 1990, à Tavannes, dans le Jura bernois. «Cette affaire a suscité une émotion énorme, bien au-delà de la région», rappelle Corinne Jaquet qui se souvient que l'auto-stop avait un grand succès à cette époque. L'enquête connaît un tournant en 2002 grâce à l’ADN – introduit dès lors dans la criminologie, une révolution judiciaire.
«C’est très important de rappeler que l’ADN permet aussi de disculper des gens», souligne Corinne Jaquet qui ajoute que l'on a l’impression qu’on a toujours connu ça, «mais ça ne fait que 40 ans qu’on en entend parler».
Le mystère plane toujours
À l’inverse, certaines affaires plus anciennes laissent encore planer le doute. Le livre se conclut par le quintuple meurtre de Seewen, en 1976, l’une des plus grandes affaires non résolues de Suisse. Le texte de ce cold case est signé par l’écrivain genevois Joseph Incardona, invité de ce livre. «C'est une affaire assez invraisemblable», prévient Corinne Jaquet.
«L’ADN ou le hasard», c'est le troisième tome de ces histoires judiciaires écritre par l'auteure qui poursuit son travail de mémoire judiciaire. «Beaucoup d’affaires ont été résolues grâce à des hasards», rappelle-t-elle. Autre hasard, le chiffre 13, correspondant au nombre de faits divers abordés dans ce livre... pas prémédité, assure l'écrivaine.