Le Salon de Musique fait dialoguer le piano et le violon
Le pianiste genevois Cédric Pescia et la violoniste Nurit Stark se produiront dimanche au Salon de Musique. Un programme exigeant, entre Debussy et création contemporaine, porté par plus de vingt ans de complicité.
Entre Cédric Pescia et Nurit Stark, la complicité ne date pas d’hier. «Ça fait plus de 20 ans que l’on joue ensemble», glisse le pianiste avec le sourire. Dimanche, à la salle Trocmé, le duo proposera un programme singulier. Une série de concerts récemment lancée à Genève, avec un choix d’œuvres de Debussy à György Kurtág, un répertoire qui mêle lyrisme incroyable, passion et même violence , reflet d’une époque marquée, notamment autour de 1915.
Le concert mettra en lumière la relation particulière entre piano et violon. «Ce ne sont pas deux sons qui sont forcément compatibles à première vue», relève Cédric Pescia.
Un dialogue entre deux instruments
Le pianiste insiste sur la différence physique entre les instruments: «Il y a un marteau entre moi et la corde», alors que le violoniste est «directement en contact avec les vibrations». Tout l’enjeu réside dans cette rencontre. Comment un violon et un piano peuvent cohabiter, peuvent chanter ensemble, peuvent se disputer éventuellement? Réponse, avec la passion.
Dimanche, à 17h, le public genevois est invité à partager ce «voyage incroyable», entre époques, styles et émotions.