Lyam Chenaux, le prodige romand du violoncelle
À 16 ans, le violoncelliste vaudois vient de remporter la 12e saison du concours Prodiges sur France 2. Une victoire qui le propulse sur le devant de la scène classique.
Une semaine après avoir soulevé le trophée de la 12e saison de Prodiges, Lyam Chenaux est revenu sur son aventure télévisuelle. «C’était un tsunami d’émotions», confie-t-il, encore marqué par l’annonce de sa victoire. L’émission lui a permis de découvrir un univers bien différent de celui des salles de concert, mais aussi de rencontrer d’autres jeunes talents avec lesquels il est resté en contact.
Une vocation née très tôt
Originaire du canton de Vaud, Lyam Chenaux débute le violoncelle à cinq ans, après avoir essayé plusieurs instruments au Conservatoire de Lausanne. «J’avais eu ce quelque chose en plus pour le violoncelle», raconte-t-il. Quelques années plus tard, il étudie aussi le hautbois, avant de faire un choix clair: le violoncelle devient sa priorité.
Aujourd’hui, le jeune prodige partage son temps entre le gymnase et la Haute école de musique. Grâce à un cursus aménagé, il parvient à concilier études et pratique intensive, avec jusqu’à 6 heures de travail par jour. «Ça m’a pris du temps […] J’ai trouvé le bon équilibre. Je me sens bien dans ma vie», assure-t-il.
Des sacrifices assumés
Comme beaucoup d’artistes de haut niveau, Lyam Chenaux a dû faire des concessions, notamment sur sa vie sociale. Des sacrifices qu’il accepte pleinement: «Je suis heureux de pouvoir les prendre, parce que c’est ce qui me permet de faire ce que je fais et d’avoir gagné cette émission», explique-t-il.
À court terme, le jeune violoncelliste se concentre sur sa maturité fédérale, avec des examens prévus cet été. À plus long terme, il souhaite intégrer un orchestre prestigieux, comme le philharmonique de Berlin ou de Vienne, et, pourquoi pas, poursuivre une carrière de soliste. Une trajectoire déjà bien tracée pour un musicien qui n’a que, rappelons-le, 16 ans.