Culture

Tess Giordano veut conquérir les scènes: «Je serais malheureuse sans la musique»

31.07.2026 17h46 Rédaction

Tess Giordano

Révélation genevoise, Tess Giordano enchaîne les scènes prestigieuses. Après un passage remarqué au Montreux Jazz Festival, la jeune auteure-compositrice-interprète se produira ce 1er août au Parc La Grange, où elle chantera également l'hymne national. À seulement 18 ans, elle jongle entre le collège, l'écriture de ses chansons et une ambition déjà bien affirmée.

Après le Montreux Jazz, place à la Fête nationale. Tess Giordano sera l'une des artistes à l'affiche des festivités du 1er août au Parc La Grange, avant de retrouver le public quelques jours plus tard à Jazz sur la Plage, à Hermance. Un retour sur scène qu'elle attend avec impatience. «Ça me fait plaisir de remonter sur scène», confie la jeune Genevoise.

À seulement 18 ans, la musique occupe déjà une place centrale dans sa vie. Pourtant, l'artiste poursuit encore ses études au collège Claparède, où elle prépare sa maturité. «C'était un peu sport cette année», reconnaît-elle. Mais elle parvient à faire cohabiter ses deux univers: «Même si c'est un peu deux vies séparées, mon école et ma musique, j'arrive toujours à intégrer des bouts l'un dans l'autre.»

Sa vocation, elle l'a trouvée très tôt. «J'ai fait ma première scène à 12 ans et je me suis très rapidement dit que je serais malheureuse sans cette musique. Je suis montée sur scène et je ne l'ai presque plus quittée depuis.»

Raconter des histoires et créer un lien

Chanteuse, guitariste, pianiste, mais aussi auteure et compositrice, Tess Giordano revendique une approche très personnelle de la création. «Je cherche à avoir un vrai contact avec le public, à créer un lien et à raconter des histoires.» Elle espère transmettre «de la joie, mais aussi plein d'autres émotions», convaincue que «le plus beau serait que les gens puissent ressentir quelque chose en m'écoutant».

Ses inspirations naissent autant des grandes émotions que des détails du quotidien. Une modification du menu de la cafétéria de son collège ou la fermeture d'un restaurant dans sa rue lui ont récemment inspiré une chanson sur le temps qui passe. «Je suis un petit peu dramatique», sourit-elle.

Une jeune artiste qui refuse de se laisser marcher dessus

Parmi ses morceaux figure Euphoria, une chanson qui évoque les difficultés du monde musical. «Elle parle du regard que les autres portent sur nous, surtout dans l'industrie musicale qui est une industrie un peu de requins.»

À seulement 18 ans, la chanteuse estime déjà ressentir cette pression. «Être une femme dans ce métier, c'est encore et toujours un combat. Et puis, en étant jeune, c'est facile de se faire marcher dessus.» Bien entourée, elle affirme néanmoins avoir le caractère nécessaire pour avancer. «Il faut s'accrocher.»

Lors de ses concerts, elle choisit de s'entourer de musiciens de sa génération, souvent des amis. Une manière de partager cette aventure artistique avec des proches tout en construisant progressivement son identité sur scène.

Chanter pour les autres

Si la musique l'a aidée à gagner en confiance, Tess Giordano assure que ses chansons sont avant tout destinées au public. «Je ne chante jamais pour moi. Je chante vraiment pour les autres.»

Son ambition est simple: toucher au moins une personne dans la salle. «Même si je peux aider une seule personne avec ce que je dis ou ce que je fais, c'est tout gagné pour moi.»

Principalement anglophone dans son écriture, elle n'exclut pas de chanter davantage en français à l'avenir. Après sa prestation du 1er août et son concert à Hermance, elle espère rapidement publier de nouveaux titres et un premier EP. Avec un objectif clair: continuer à monter sur scène, à Genève comme ailleurs. «Dans cinq ans, j'espère pouvoir continuer à faire de la scène et me faire voir.»