Économie

Convergence entre jeux vidéo et d'argent délétère pour les mineurs

19.10.2026 03h14

Convergence entre jeux vidéo et d'argent délétère pour les mineurs

Les jeux vidéo incitent les joueurs à effectuer des microtransactions afin de progresser plus rapidement ou obtenir des avantages (archives).

Photo: KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF

La convergence entre les jeux d'argent et de hasard et les jeux vidéo favorise les comportements à risques des mineurs, révèle une étude publiée lundi. Elle pointe l''effet passerelle' des jeux hybrides.

L'association de recherche et prévention sur les excès des jeux (ARPEJ), en partenariat avec l'autorité nationale des jeux (ANJ) française, a interrogé 5000 mineurs de 15 à 17 ans en 2025 sur leur pratique des 'jeux numériques hybrides' qui introduisent des éléments ou des mécaniques de l'univers des jeux d'argent dans celui des jeux vidéo, une pratique appelée 'gamblification' ou 'casinification', en français.

39% des mineurs interrogés déclarent avoir joué à ce type de jeu au cours des trois mois précédant l'étude, une proportion supérieure chez les garçons (42,4% contre 35,4% chez les filles) et 15,6% effectuent des dépenses en lien avec ces jeux.

Sont considérés comme jeux numériques hybrides (JNH) les jeux de casinos sociaux (reproduisant machines à sous, jeux de cartes ou de table et utilisant de la monnaie virtuelle) comme CrownCoins ou McLuck, ceux qui intègrent des éléments de jeu d'argent sans que ce soit le thème principal (Grand Theft Auto - GTA), les jeux avec boîtes à butin (FC Ultimate team, Genshin Impact) ou ceux de pronostics sportifs virtuels (Mon Petit Gazon - MPG, Fungiball).

'Obtenir des avantages'

'Deux tiers des mineurs joueurs déclarent avoir pratiqué des JNH et plus particulièrement des JNH casinos avant de s'engager dans des jeux d'argent', explique l'Arpej, qui s'alarme de l''effet passerelle' des jeux hybrides.

Bien que la plupart soient gratuits, 'ils intègrent fréquemment des mécanismes incitant les jeunes joueurs à effectuer des microtransactions afin de progresser plus rapidement ou obtenir des avantages dans le jeu', relève l'étude.

L'ARPEJ a déjà indiqué en février, en se basant sur les premiers résultats de cette étude, que 42,6% des mineurs interrogés déclaraient avoir joué au moins une fois à des jeux d'argent et de hasard au cours des douze mois précédents (surtout de grattage et de tirage vendus dans des points de vente physiques), soit une hausse de près de 8 points par rapport à 2021.

/ATS