La charge administrative à Genève coûte trop cher aux entreprises
Les tâches administratives sont trop lourdes pour les entreprises, selon une étude de la CCIG. Quelques 2,8 milliards de francs sont gaspillés dans l’inefficience administrative, d’après la faîtière.
«C’est quelque chose qui pèse sur les entreprises à Genève et avec cette étude, on espère que nous pourrions réduire cette charge pour que les entreprises puissent gagner en efficacité», alerte Mohamed Atiek, directeur du département de promotion et de soutien à l’économie à la CCIG. Dans son étude économique 2026, elle note que les inefficiences énergétiques représentent près de 2,8 milliards de francs par an et mobilisent environ 8'200 équivalents temps plein.
Ces chiffres «sont une extrapolation d’une étude mandatée par ÉconomieSuisse au niveau fédéral, qui estimait à plus de 30 milliards le potentiel d’économies dans le cadre d’une réforme ambitieuse qui alignerait les pratiques suisses sur les meilleurs élèves de l’OCDE», détaille Mario Marchesini, directeur adjoint du département.
La CCIG a sondé ses membres: 321 entreprises représentant quelque 20’000 emplois dans le canton ont répondu. Il en ressort que chaque entreprise consacre en moyenne 27,7 heures par mois aux tâches administratives liées aux réglementations publiques. Ainsi, un emploi dans le privé sur 38 est lié aux obligations administratives pour un coût salarial annuel de 705 millions. «99% de notre échantillon, ce sont des PME», ajoute-t-il.
Que devraient faire les autorités? Pour Mohamed Atiek, il convient «d’évaluer les processus», puis simplifier les tâches administratives et améliorer les délais. «Il y a une marge d’amélioration pour être plus efficace», conclut-il.