Économie

La place financière genevoise reste compétitive à mi-parcours

27.10.2026 20h03 Rédaction avec ATS

Les résultats des banques, gestionnaires de fortune et autres intermédiaires financiers genevois ont progressé au premier semestre. Bien qu'elle ne soit pas acquise, la compétitivité de la place genevoise survole les incertitudes mondiales, rapporte mardi l'enquête conjoncturelle menée par la Fondation Genève Place financière (FGPF).

De janvier à fin juin, les banques de moins de 200 employés, ainsi que les gestionnaires de fortune et autres intermédiaires ont vu leur bénéfice net augmenter majoritairement de 3 à 7% sur un an. Pour les banques de 200 salariés et plus, l'évolution est allée jusqu'à une hausse de 15% et au-delà pour plus d'un tiers d'entre elles, indique la FGPF.

Au 30 juin, les actifs sous gestion ont progressé de 3 à 7% par rapport à fin décembre 2025, pour les trois catégories interrogées. Pour 42% des banques de moins de 200 employés, l'augmentation s'élève jusqu'à 14%. Une banque de grande taille sur deux est en mains étrangères (53,8%). La tendance se répète pour les banques de moins de 200 salariés (50,0%). Par contre, les gestionnaires de fortune et autres intermédiaires financiers sont à 85,1% en mains suisses.

Avec plus de 40'000 emplois, et malgré une baisse du nombre de banques genevoises passant de 119 il y a une dizaine d'année à 75 actuellement, le secteur financier local contribue à 12,5% au produit intérieur brut (PIB) national.

Accès au marché européen

Les acteurs du secteur ont jugé le premier semestre en grande partie "très bon" ou "bon". Les répercussions des bouleversements géopolitiques ont été perçues complètement différemment selon les catégories. La guerre au Moyen-Orient a davantage eu d'effets sur la marche des affaires des banques de grande taille (50% d'entre elles de façon "importante") que sur les gestionnaires de fortune (20%). Le conflit entre l'Ukraine et la Russie a fortement touché 25% des grandes banques, contre 14% des consoeurs de moins de 200 employés et 11% des gestionnaires de fortune.

Si la Suisse reste en tête du classement mondial des actifs transfrontaliers au coude à coude avec Hong Kong, elle ne peut se reposer sur ses acquis. "Cette compétitivité touche notre force d'innovation et de développement de nos compétences notamment auprès de la clientèle européenne convoitée", a ajouté en conférence de presse Denis Pittet, président de la fondation.

Une réglementation proportionnée et l'accès au marché européen constituent des priorités pour les acteurs financiers genevois. A ces enjeux s'ajoute celui de la cybersécurité, présenté comme un défi autant qu'une opportunité de sophistication et d'attractivité pour le secteur.