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Accord entre les États-Unis et l’Iran: Daniel Warner appelle à la prudence

15.06.2026 19h31 Rédaction

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Un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran devrait être signé à Genève en fin de semaine. Une avancée diplomatique importante, mais pour Daniel Warner, de nombreuses questions restent ouvertes avant de pouvoir parler de paix.

Accord entre les États-Unis et l’Iran en vue, mais le politologue Daniel Warner appelle à la prudence. Pour le Genevois, cet accord constitue un signal encourageant mais ne marque pas encore la fin des tensions au Moyen-Orient.

«C’est une première étape», mais «ce n’est pas un cessez-le-feu, ce n’est pas la fin de guerre», rappelle-t-il. Daniel Warner souligne également qu’«il n’y a aucune obligation légale dans ce protocole» et relève plusieurs absences majeures dans le texte présenté jusqu’ici.

«Quand monsieur Trump parle de ce protocole, il n’y a aucune mention de questions nucléaires d’Iran», observe-t-il. Il ajoute qu’«il n’y a rien sur les 25 milliards de dollars iraniens gelés aux États-Unis» et rappelle que «Israël est contre» tout en poursuivant ses opérations militaires au Liban.

Genève retrouve une place diplomatique centrale

Au-delà du contenu de l’accord, Daniel Warner estime que le choix de Genève revêt une forte portée symbolique, rappelant le rôle historique de la Suisse comme puissance protectrice des intérêts américains en Iran.

Pour le politologue, le fait que les facilitateurs du Pakistan, du Qatar, les Américains, tout le monde a dit: «ça sera mieux à Genève qu’ailleurs» constitue un signe fort pour la Genève internationale.

Il va même plus loin en estimant que la ville pourrait attirer l’attention du monde entier. «Les gens vont dire Genève, c’est le centre du monde», affirme-t-il en notant que des médias d’envergure américains, comme CNN, seront là vendredi pour la cérémonie.

Le style Trump

Daniel Warner voit dans ce revirement diplomatique une illustration du mode de fonctionnement du président américain. Quelques jours auparavant, Donald Trump menaçait encore l’Iran de frappes massives. «C’est typiquement Trump. Un jour, il dit X, le lendemain, il dit Y», résume le spécialiste.

Selon lui, le véritable critère d’évaluation sera la comparaison avec l’accord nucléaire conclu sous Barack Obama, que Donald Trump avait dénoncé lors de son premier mandat. «Les républicains vont demander: est-ce que cet accord est mieux que ce que Obama a eu il y a quelques années?»

Pour l’instant, Daniel Warner estime que plusieurs éléments qui figuraient dans l’accord de l’époque semblent absents. Une première étape donc se joue vendredi à Genève. Une étape qui doit en appeler d’autres.