Sport

À 16 ans, il organise une course de A à Z pour son travail de maturité

18.10.2026 18h30 Pierre Pillet

Ilan Duniague

À seulement 16 ans, Ilan Duniague s’est lancé un défi de taille : organiser une course à pied solidaire aux Évaux pour son travail de maturité. Recherche de sponsors, autorisations, budget et logistique… Pendant plusieurs mois, le Genevois a découvert les nombreuses responsabilités qui se cachent derrière un tel événement.

Ce dimanche matin, au parc des Évaux, Ilan Duniague est sur tous les fronts. Remise des dossards, accueil des sponsors, derniers encaissements ou encore gestion du chronométrage : à seulement 16 ans, le jeune Genevois doit veiller au bon déroulement d'une course qu'il a entièrement organisée. Baptisé « Enfile tes baskets », l'événement a été imaginé dans le cadre de son travail de maturité à l'Institut Florimont, avec un objectif : récolter des fonds pour Handisport Genève.

« Aujourd'hui, on attend 110-120 personnes. C'est au-dessus de mes attentes. Je suis très heureux de voir toutes ces personnes qui se sont inscrites pour la même cause », se réjouit l'adolescent.

Un travail de maturité grandeur nature

Depuis mars, Ilan prépare l'événement avec l'aide de son enseignante. Autorisations, budget, communication, sécurité… L'organisation d'une course à pied s'est révélée bien plus complexe que prévu.

« Je ne m'attendais pas à avoir autant de démarches administratives à régler », reconnaît-il. Entre les échanges avec les communes, les autorisations nécessaires et les exigences de sécurité, le jeune organisateur a dû apprendre sur le tas. « Ma boîte mail, j'ai tellement de mails à gérer tous les jours », raconte-t-il.

Un apprentissage qui dépasse largement le cadre scolaire. « Ça m'a appris à m'organiser », explique Ilan. Son enseignante souligne également les compétences acquises : « C'était son projet et c'est lui qui l'a porté. »

Apprendre à convaincre à 16 ans

Autre défi de taille : trouver des financements. Pour boucler son budget, Ilan a dû démarcher des entreprises, présenter son projet et convaincre des partenaires de le soutenir.

Une expérience parfois ponctuée de refus, mais qui ne l'a pas découragé. « Il fallait juste multiplier les demandes. Et même si les réponses étaient négatives, souvent, c'était beaucoup d'encouragement aussi », explique-t-il.

Une détermination qui a séduit ses partenaires. L'un d'eux souligne recevoir rarement des projets portés par des adolescents aussi jeunes.

Au-delà de la course et de la note finale, Ilan repart avec une expérience concrète de la gestion de projet, de l'autonomie et des responsabilités. Et l'aventure pourrait bien se poursuivre : une deuxième édition est déjà envisagée. De quoi transformer un simple travail de maturité en rendez-vous annuel.