À Palexpo, anatomie de l’ascension de l’Hyrox
Comment un sport apparu il y a à peine 10 ans peut-il créer autant d’engouement à travers le monde? Reportage dans les halles du bout du lac, qui accueillaient une étape pour la deuxième année.
On connaît Palexpo pour son feu salon de l’automobile comme pour ses automnales avec ses braderies, son stock de l’armée et ses défilés de petits chats. Mais ce week-end, les halles avaient l’ambiance d’une arène. D’aucuns courent, d’autres font du rameur ou poussent des traineaux. Entre les cris des spectateurs et la musique tekno, le volume sonore amplifie cette sensation.
Nous sommes à la 2e édition de l’Hyrox de Palexpo. Plus de 5'000 athlètes étaient inscrits aux différentes épreuves, solo ou duo, grand public ou expérimentés. C’est le cas d’Edgar Ruche et d’Houssem Saïd. Depuis un an et demi, les deux amis enchaînent les étapes en Europe. «On a commencé en solo à Cologne, depuis on a bien aimé et on les enchaîne tous les mois», raconte le premier. «On court ensemble, puis on se répartit les tâches sur les exercices», glisse le second.
Une marque dans le catalogue LVMH
Objectif du jour, battre leur temps de Barcelone, 57 minutes 27. Après deux tours de piste vient la première station. Pour les soutenir, leurs proches sont aux premières loges. «C’est une machine», scande la femme d’Houssem.
Ils ne sont pas les seuls. Tout au long du parcours, des supporters sont présents pour accompagner les participants. Ici, il faut débourser 15 francs pour venir acclamer son favori. Qu’importe, leur présence vient récompenser toute une préparation: «C’est leur premier en pro et en duo, donc je suis très impressionné», commente un spectateur.
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Après 59 minutes et 39 secondes, Edgar et Houssem passent la ligne. Leur objectif n’est pas atteint, mais ils en ressortent satisfaits: «C’est toujours un plaisir de faire ce genre de course, encore plus à la maison. On doit améliorer un peu tout, surtout la course, après on sera pas mal», conclut-ils.
Pour la suite, les deux amis visent l’Hyrox d’Helsinki, une des 121 épreuves organisées cette année. Une percée spectaculaire pour un sport créé en 2017. Mais surtout la marque dernière, qui vient tout juste d’être rachetée par un fond cofondé par LVMH. Les chiffres ont de quoi donner le tournis. De 650 participants lors de sa première édition en 2018, Hyrox attend cette année 1,5 million de compétiteurs, réparti dans 34 pays à travers le monde.