Sport

Au Défi des Marais, courir, marcher ou rouler pour la bonne cause

25.08.2026 20h32 Rédaction

L’association Roule pour Hugo organise dimanche la quatrième édition du Défi des Marais. Après plus de 6 000 kilomètres parcourus l’an dernier, Hugo Baeriswyl et son équipe veulent franchir collectivement la barre des 7 000 kilomètres. Les fonds récoltés permettront de financer des thérapies de rééducation pour les personnes paraplégiques et tétraplégiques à Genève.

La barre est placée un peu plus haut cette année. Après un objectif fixé à 3 000 kilomètres et finalement plus de 6 000 parcourus lors de la précédente édition, le Défi des Marais vise désormais les 7 000 kilomètres. «Chaque kilomètre est parrainé par des sponsors. Le but, c’est vraiment d’atteindre collectivement les 7 000 km. Chaque km compte», explique Hugo Baeriswyl, à l’origine de l’initiative.

L’événement devrait également battre un record de fréquentation. Plus de 800 personnes avaient participé l’an dernier. Cette fois, les organisateurs en attendent entre 1’000 et 1'200 participants. «On est très content de l’enthousiasme», se réjouit Hugo Baeriswyl.

Un centre de neurorééducation prévu en 2027

Les fonds récoltés servent à financer des thérapies de rééducation pour les blessés médullaires à Genève, notamment les personnes paraplégiques et tétraplégiques. Une mission directement liée au parcours de Hugo Baeriswyl. Après son accident, il avait passé une année aux États-Unis pour suivre une rééducation grâce au soutien de l’association. Il y avait découvert des méthodes et des équipements alors indisponibles en Suisse.

Cette expérience nourrit désormais un projet plus ambitieux. Roule pour Hugo prévoit d’ouvrir au printemps 2027 un centre ambulatoire de neurorééducation pluridisciplinaire à Genève. Il doit notamment accueillir des personnes atteintes de lésions médullaires, de sclérose en plaques, de traumatismes crâniens ou ayant subi un AVC.

«Le but, c’est d’amener ces équipements et ces méthodologies à Genève», résume Hugo Baeriswyl. L’objectif sera de proposer une rééducation active sur le long terme et de limiter les effets secondaires liés à la paralysie.

Hugo Baeriswyl reste également convaincu que les progrès scientifiques permettront un jour de récupérer une partie de la mobilité perdue. Il cite notamment la stimulation électrique de la moelle épinière, par voie transcutanée ou grâce à des implants, ainsi que les recherches sur des médicaments permettant sa régénération. «Ce sera certainement une combinaison de différentes technologies, mais avec comme base toujours la rééducation physique.»

Pour lui, cette préparation doit se poursuivre tout au long de la vie. «Il faut s’entraîner tout le long de sa vie et garder un corps sain qui est prêt à accueillir une technologie ou un médicament.»

Deux documentaires pour sensibiliser

Avant le défi sportif de dimanche, Roule pour Hugo organise samedi soir la «Nuit des possibles», une soirée gratuite et sans inscription. Deux documentaires consacrés à la tétraplégie seront projetés.

Le premier, Résilience, aborde le cheminement qui suit un accident à travers le parcours d’un jeune tétraplégique. Le second raconte l’aventure d’une personne tétraplégique et de ses amis, réunis avec l’objectif de participer à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc.

Avec cette soirée, l’association entend sensibiliser au handicap autrement que par le sport. Le lendemain, chaque kilomètre parcouru comptera pour tenter de franchir ensemble la barre des 7'000 bornes.