Fribourg déjà concentré sur le match de dimanche
Nathan Marchon et Fribourg n'ont pas assez joué dans l'urgence en fin de rencontre
Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEXBattu 1-0 par Davos lors de l'acte IV de la finale de National League, Fribourg n'a pas le temps de se lamenter. Dimanche, il y a un cinquième match à Davos.
Est-ce la double prolongation de mercredi soir qui a fini par peser sur les organismes? Malgré toute la bonne volonté du monde, les Dragons n'ont pas réussi à égaliser en fin de match pour arracher, justement, une prolongation. Non, l'envie était bien là mais pas la chance.
Devant un très bon Sandro Aeschlimann, Davos a su à la fois faire le dos rond et neutraliser assez bien Fribourg. Jusqu'à la 35e, les joueurs de Rönnberg ont pu se créer de belles occasions. Dans le dernier tiers? Pas vraiment. 'En sortant de la glace, tu es logiquement frustré, analyse l'attaquant fribourgeois Nathan Marchon. Mais on a parlé cinq minutes et c'est oublié. On pense déjà à la suite. Donc il ne faut pas avoir trop de frustration. C'est une finale, on ne vit pas ça tous les jours. Il ne faut pas se laisser submerger par les émotions. Il s'agit de remettre le bleu de travail et d'aller gagner une fois à Davos.'
Si l'on s'attache aux buts escomptés, Fribourg peut se sentir un peu lésé, mais pas au point de se dire qu'ils auraient dû l'emporter à coup sûr. 'Ce soir, on aurait peut-être mérité davantage, mais on sait comment cela se passe en play-off, précise Nathan Marchon. Dominer n'est pas toujours gagner. Il ne faut pas avoir la tête basse. Il faut bien récupérer et tout donner pour aller chercher ce point à Davos.'
Jouer plus simple
Le numéro 97 des Dragons a également mis le doigt sur un problème qui semblait évident du haut de la tribune. Fribourg n'a pas joué avec cette simplicité dont a fait preuve Genève au tour précédent et Davos en ce moment. 'Dans le dernier tiers, on ne joue pas avec cette urgence, explique-t-il. On essaie de contourner la cage et de mettre le goal parfait. Ce n'est pas comme ça que ça marche en play-off. On va analyser tout ça à la vidéo, mais je pense qu'il faut qu'on prenne exemple sur les autres. Quand cela ne veut pas rentrer, on envoie tout sur le goal en mettant des gars devant la cage pour les rebonds.'
Si la solution paraît simple sur le papier ou avec un micro devant la bouche, la situation se veut différente sur la glace. 'Davos a su nous contrer et il faut leur donner du crédit', conclut le Fribourgeois. Gottéron va très certainement partir samedi déjà pour pouvoir attaquer cet acte V de la meilleure des manières. Les Dragons ont déjà réussi deux fois le coup durant cette finale, alors jamais deux sans trois?
/ATS