La Charmilles Cup veut mettre le futsal sous les projecteurs
L’AS Charmilles organise samedi la première «Charmilles Cup» à Aimée-Stitelmann. Un tournoi international de futsal qui doit permettre de mieux faire connaître une discipline encore trop peu visible. Clément Capponi, coprésident du club, espère inscrire l’événement dans la durée.
Donner davantage de visibilité au futsal. C’est l’objectif affiché par l’AS Charmilles avec la création de la première Charmilles Cup, organisée samedi à Aimée-Stitelmann. Le coup d’envoi du premier match est donné à 14h00.
«C’est un sport qui est encore trop méconnu et qui est un peu le parent pauvre des sports en salle», regrette Clément Capponi, coprésident de l’AS Charmilles. Pour cette première édition, le club genevois a voulu proposer un niveau relevé, loin des tournois hivernaux de football en salle, présents en nombre à Genève – mais qui restent éloignés de la réalité et des exigences du futsal.
«C'est vraiment une discipline à proprement parler, avec ses règles, ses besoins et ses spécificités», insiste Clément Capponi. «Il faut qu’on pousse un petit peu ce professionnalisme pour pouvoir développer des équipes de premières divisions qui peuvent aussi aller haut.»
Invités prestigieux
Trois équipes participeront au tournoi: l’AS Charmilles, Bulle et Goal Futsal Club, venu de la région lyonnaise. Une formation luxembourgeoise était également attendue, mais a dû renoncer.
Le plateau reste particulièrement relevé. «Goal Futsal Club, c’est une équipe de Lyon qui joue les premiers plans, qui a fini finaliste de première division française l’année passée», souligne Clément Capponi. Le club évolue également sur la scène européenne en Ligue des champions.
Bulle disputera pour sa part la première division cette saison. «Ils ont de beaux moyens derrière eux et une belle structure», estime le coprésident de l’AS Charmilles, qui s’attend à voir le club fribourgeois «aller chercher les premières places» dans son championnat.
Les rencontres se joueront en deux périodes de 20 minutes. Un format qui doit permettre aux équipes de se jauger à quelques jours du début de la saison. «On est sur de la fin de préparation. Les joueurs sont prêts et ces premières confrontations vont déjà donner un peu le La pour la saison», explique Clément Capponi.
Une première appelée à durer
L’AS Charmilles ne cache pas son ambition de pérenniser le rendez-vous. «Comme toute première, il faut que ça se passe bien», reconnaît Clément Capponi. Le club espère notamment attirer du public et donner davantage d’écho au futsal genevois. «À terme, c’est clair qu’on aimerait pouvoir faire quelque chose de régulier.»
Cette Charmilles Cup s’inscrit dans un projet plus large. Vice-champion de Suisse la saison dernière, deux ans après sa fusion avec Geneva Futsal, l’AS Charmilles développe également sa formation. «On a effectivement 150 jeunes maintenant qui ont aussi du football, mais une spécificité futsal avec des entraînements chaque semaine», détaille Clément Capponi. Le club dispose également d’une équipe féminine qui performe.
Le développement du haut niveau reste toutefois coûteux. «C’est aussi un sacrifice financier pour les associations. Ça coûte cher d’avoir une équipe en première division et c’est difficile de maintenir des standards de qualité», reconnaît Clément Capponi.
En parallèle, l’AS Charmilles poursuit son projet dans le football à onze. Sa première équipe entamera dimanche sa deuxième saison en 2e ligue, après une quatrième place l’an dernier. La 2e ligue inter reste «dans un coin de la tête», mais le club privilégie pour l’heure la stabilité et l’intégration de nombreux jeunes joueurs.