La Croisette, ce mur mythique qui fait rêver le Tour de France et les cyclistes genevois
Après le passage récent des Tours de France masculin et féminin dans la région, l’engouement pour le cyclisme ne faiblit pas autour de Genève. Pour le premier épisode de notre série consacrée à l’initiation au sport, nous avons enfourché notre vélo pour nous attaquer au mythique col de la Croisette, accompagnés de Baptiste Maitre et Arthur Guillet, deux jeunes coureurs d’Elite Fondations Cycling Team.
Le décor est bien connu des amateurs de vélo de la région. Sur les pentes du Salève, le col de la Croisette constitue l’un des défis incontournables des cyclistes genevois. Une montée récemment empruntée par le peloton du Tour de France masculin.
«C’est un col très dur. Il est court, mais vraiment très pentu», prévient Arthur avant le départ. Avec des passages qui avoisinent les 12%, certains virages ne laissent que peu de répit. «Il y a vraiment des endroits où ce sont des murs. On est même obligé d’aller chercher l’extérieur des virages pour réussir à monter», complète Baptiste.
Pour les meilleurs, l’ascension peut se jouer autour du quart d’heure. Notre objectif sera nettement plus modeste. Après une vingtaine de minutes d’effort, le sommet est finalement atteint.
Le Tour de France donne envie de monter sur un vélo
Au-delà du défi sportif, le passage des plus grands coureurs et coureuses dans la région contribue à populariser la discipline. Après les hommes en juillet, le Tour de France Femmes a lui aussi fait étape à Genève début août, avant de s’achever avec la victoire de Demi Vollering ce dimanche à Nice.
Une effervescence que Baptiste constate directement sur les routes genevoises. «On voit souvent des jeunes maintenant qui sont sur les vélos. Il y a cinq ans, c’était moins développé. Il y a de plus en plus de monde qui monte sur un vélo.»
Pour Arthur, cette exposition peut également susciter des vocations: «Quand les jeunes hommes et les jeunes filles voient les garçons passer au mois de juillet puis les filles au mois d’août, ça crée des futurs champions et surtout des espoirs pour les jeunes.»
Elite Fondations, une structure pour laisser grandir les jeunes talents
À 19 et 21 ans, Baptiste et Arthur évoluent au sein d’Elite Fondations Cycling Team. Une structure qui entend accompagner les jeunes coureurs dans leur progression, en prenant notamment en charge une partie de la logistique et de l’encadrement nécessaires à une saison.
Un soutien précieux dans une discipline coûteuse et exigeante. «Elite Fondation nous met dans les meilleures dispositions pour performer et nous permet de moins nous occuper de tous les problèmes liés à la logistique», explique Baptiste.
Arthur insiste, lui, sur la possibilité de progresser sans brûler les étapes. «Aujourd’hui, si à 17 ans on n’est pas parmi les meilleurs, on peut vite être mis de côté. Elite Fondation nous laisse le temps de nous développer sans pression.»
Une philosophie résumée simplement par le jeune Genevois: «C’est vraiment une équipe de copains heureux de faire du vélo, qui a la rage d’aller chercher des victoires.»
Pour nous, avant de penser aux victoires, il faudra déjà tenter de se rapprocher des 15 minutes sur la Croisette. Et pour cela, le conseil est simple: encore beaucoup d’entraînement.