La Maison Blanche justifie l'exclusion d'un arbitre somalien
Andrew Giuliani s'est justifié dans l'affaire de l'arbitre somalien
Photo: KEYSTONE/AP/Rebecca BlackwellLe patron de l'équipe de la Maison Blanche chargée de l'organisation du Mondial, Andrew Giuliani, a assuré mardi que le refoulement d'un arbitre somalien était motivé par 'de bonnes raisons'.
L'arbitre somalien Omar Artan, bien que titulaire d'un visa d'entrée aux Etats-Unis, a été refoulé samedi à son arrivée, la FIFA ayant ensuite annoncé qu'il n'officierait pas durant la compétition. 'Jusqu'à présent, 35 équipes ont pu entrer aux Etats-Unis. Aucun joueur ni entraîneur ne s'est vu interdire l'accès', a déclaré M. Giuliani lors d'une discussion organisée par le groupe de réflexion Atlantic Council à Washington.
'Il y a eu des responsables qui se sont vu interdire l'entrée et pour de bonnes raisons', a-t-il affirmé, évoquant la nécessité d'empêcher 'des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde' de football, qui débute jeudi.
'Il y a eu un arbitre qui n'a pas été admis. Je ne peux pas entrer dans les détails mais ce que je peux vous dire, c'est que c'était pour une très bonne raison', a assuré le responsable de la Maison Blanche, faisant état de discussions avec le ministre de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, et le chef de la police aux frontières (CBP).
La CBP a justifié le refoulement d'Omar Artan par des 'problèmes liés à la vérification de ses antécédents'.
Un responsable du Département d'Etat américain a cependant déclaré mardi soir à l'AFP que l'arbitre était 'lié à des personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes', ce qui 'rendait le voyageur inéligible à l'entrée' sur le sol américain.
Omar Artan 'sera là' en 2030
Arrivé mercredi à l'aéroport de Mogadiscio, l'arbitre somalien a assuré qu'il 'sera là à la prochaine Coupe du monde' en 2030, devant la centaine de personnes venues l'accueillir quelques jours après avoir été refoulé des Etats-Unis où il devait officier comme arbitre du Mondial 2026.
'Malgré ce qui m'est arrivé, je ne suis pas découragé', a-t-il assuré. 'Nous avons notre pays, la Somalie, et ce drapeau, dans les bons moments comme dans les mauvais. Nous devons défendre son honneur', a encore assuré M. Omar, dans un contexte de forte hostilité de l'administration américaine vis-à-vis de la Somalie et de la communauté somalienne vivant aux Etats-Unis.
'Il y a des gens qui prétendent être des entraîneurs'
De leur côté, une quinzaine de membres de l'encadrement de la sélection iranienne se sont vu refuser des visas américains. 'Tout le personnel d'entraînement de l'équipe iranienne peut entrer. Il y a des responsables iraniens qui ne peuvent pas entrer, là encore pour de très bonnes raisons', a ajouté M. Giuliani, sans autre précision.
'Comme vous pouvez l'imaginer, il y a des gens qui prétendent être des entraîneurs mais ne le sont peut-être pas', a-t-il poursuivi, évoquant notamment la possible présence parmi eux de personnes 'travaillant directement avec les Gardiens de la Révolution', l'armée idéologique de la République islamique.
Les incertitudes quant à l'obtention des visas américains à cause du conflit en cours au Moyen-Orient ont forcé la sélection iranienne à relocaliser son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, bien qu'elle joue ses trois rencontres de groupe aux Etats-Unis.
/ATS