Sport

La Marche de l’espoir se mobilise pour les enfants d’Haïti

08.10.2026 20h21 Rédaction

Les quais de la rive droite s’animeront ce week-end pour la bonne cause. Organisée par Terre des hommes Suisse, la 35e Marche de l’espoir récolte des dons pour Haïti, où la situation humanitaire ne cesse de se dégrader. Au programme: une course de 5 km samedi et la traditionnelle marche dimanche.

Après le Pérou l’an dernier, c’est Haïti qui sera au cœur de cette nouvelle édition de la Marche de l’espoir. Un choix loin d’être anodin, comme l’explique Anne Hassberger, secrétaire générale de Terre des hommes Suisse. «Haïti, c’est vraiment symbolique d’une crise oubliée.» Le pays traverse une crise humanitaire majeure, avec plus d’un million de déplacés internes, dont plus de la moitié sont des enfants. L’accès à l’éducation est particulièrement touché:1’600 écoles ont fermé l’an dernier, privant 240'000 enfants de scolarité.

Sensibiliser les écoliers genevois

Présente en Haïti depuis 30 ans, Terre des hommes Suisse travaille avec des partenaires locaux pour permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité malgré l’insécurité. À Genève, cette solidarité se construit bien avant le week-end de la manifestation. Jusqu’à 30'000 élèves des écoles primaires sont sensibilisés à la situation haïtienne à travers des témoignages, des vidéos et des histoires d’enfants vivant sur place.

Une démarche qui porte ses fruits, selon Anne Hassberger. «Ce qu’on entend après la Marche de l’espoir, c’est que ces enfants sont vraiment très fiers de pouvoir faire quelque chose pour des enfants à l’autre bout du monde.»

Un week-end sportif et festif

Les festivités débuteront samedi à 17h avec la deuxième édition de la course solidaire de 5 km, reconduite après son succès de l’an dernier. Dimanche, de 11h à 17h30, place à la traditionnelle Marche de l’espoir, accompagnée de nombreuses animations: concerts, jeux, château gonflable, maquillage et percussions. Plusieurs groupes genevois d’origine haïtienne se produiront, dont l’artiste Geos.

Au fil des éditions, l’événement est devenu une tradition intergénérationnelle. «Ceux qui ont fait la Marche de l’espoir quand ils étaient plus jeunes ont tendance à vouloir revenir et emmener leurs enfants», souligne Anne Hassberger.