Le CS Italien veut profiter de son rendez-vous avec le Stade Lausanne Ouchy
Le CS Italien reçoit le Stade Lausanne Ouchy dimanche au Bois de la Bâtie, en 32es de finale de la Coupe de Suisse. Face à une équipe de Challenge League déjà dans le rythme du championnat, les Genevois savent que l’exploit sera difficile. Mais ils abordent ce rendez-vous avec l’envie de profiter d’un match rare.
Le défi est immense pour le CS Italien. Vainqueur de la Coupe genevoise, le club s’offre une affiche face au Stade Lausanne Ouchy. Pour l’entraîneur Valentin Schnorhk, les qualités de l’adversaire ne font aucun doute. «C'est compliqué à battre le SLO parce que c'est quand même une très belle équipe de Challenge League avec un entraîneur qui fait du très bon travail.» Il entrevoit tout de même une ouverture: «Il y a peut-être deux, trois petites faiblesses qu'on peut exploiter, même s'il n'y en a pas beaucoup.»
Pour le président Stefano Rocci, cette rencontre vient récompenser le parcours du club. «Oui, c'est un cadeau. C'est beaucoup de travail, mais ça fait plaisir à l'équipe.» Un cadeau qui aurait toutefois pu être encore plus prestigieux. Interrogé sur l’adversaire, il reconnaît: «Peut-être si c'était Sion ou comme ça...»
Un SLO déjà en rythme
La principale difficulté se situe dans la préparation. Le Stade Lausanne Ouchy a déjà disputé trois rencontres de championnat, tandis que le CS Italien jouera son premier match officiel. «Nous, ça fait trois semaines qu'on se prépare. On n'a pas encore joué de match de championnat. On a une équipe qui est encore en construction», explique Valentin Schnorhk. «Donc, disons que les dés sont un petit peu pipés à la base, mais c'est forcément stimulant pour tout le monde.»
L’entraîneur regrette d’ailleurs la date choisie pour ce premier tour. «Je pense que ce n'est pas un cadeau qui est fait aux équipes de ligue inférieure d'avoir ce premier tour de Coupe de Suisse à la mi-août.» Il estime qu’«aujourd'hui, on ne fait pas grand-chose pour aider les clubs amateur, en tout cas les petites équipes, à créer un potentiel exploit».
Cela n’empêche pas le CS Italien d’y croire. «Nous, on va tout faire pour et on va jouer sur le fait qu'on n'a pas grand-chose à perdre. On a beaucoup de choses à gagner et pas grand-chose à perdre», souligne Valentin Schnorhk.
Une fête pour tout le club
En coulisses aussi, ce 32e de finale demande un investissement important. Stefano Rocci explique que le travail a débuté dès la fin de la Coupe genevoise. «On a Mathieu qui a commencé à travailler dès qu'on a fini la Coupe genevoise.» Le président espère désormais que le public répondra présent, malgré une météo qui pourrait pousser les Genevois vers le lac. Son souhait: «J'espère qu'on a quand même, je ne sais pas, 400 personnes.»
Pour Valentin Schnorhk, l’enjeu dépasse largement les 90 minutes. «L'essentiel, c'est que ce soit une belle fête pour le CS Italien, pour les membres du CS Italien, ceux qui s'investissent beaucoup toute l'année, qui jouent aussi avec les juniors.» Et d’ajouter: «Le fait de pouvoir participer, de voir une émulation autour d'un match comme celui-ci, je pense que ça rend honneur au travail de tout le monde pendant toute l'année.»
Les joueurs auront tout de même droit à quelques attentions particulières, avec notamment un maillot spécial. Pas question cependant de transformer complètement la préparation. «Il ne faut pas trop en faire, mais comme je disais, valoriser le moment», résume Valentin Schnorhk.
Car ce match peut aussi compter dans un parcours individuel. «Mine de rien, il y a des joueurs qui peuvent se mettre en valeur dans ce genre de moment», relève l’entraîneur. «Il faut lui donner l'importance que ça peut avoir, tout en sachant que la semaine d'après, on est reparti sur du championnat aussi.»
Dimanche à 16h, au Bois de la Bâtie, le CS Italien tentera donc de profiter pleinement de son rendez-vous avec le monde professionnel. Avec une idée simple résumée par Valentin Schnorhk: «Je pense qu'il y a tout à gagner dans ce genre de match.»