Naïma Karamoko voit désormais double, et ça lui réussit !
La Genevoise a franchi cet été un cap important de sa carrière en atteignant la 93e place mondiale en double. Un objectif qui récompense le choix fait il y a deux ans de se consacrer pleinement à cette discipline.
De retour à Genève après un été chargé en tournois, Naïma Karamoko profite de quelques jours à la maison pour s’entraîner avant d’attaquer la dernière partie de sa saison. La joueuse du Petit-Saconnex arrive avec un nouveau statut : celui de 93e joueuse mondiale en double.
«Le top 100 en double, c’était un objectif. Et puis avoir deux chiffres à mon classement, c’est quelque chose dont je suis assez fière», explique la Genevoise. Cette progression lui permet désormais d’intégrer davantage de tournois. Mais pour accéder aux plus grandes compétitions, il lui faudra encore grimper quelques places.
Le choix du double paye
Il y a deux ans, Naïma Karamoko a décidé de donner une nouvelle orientation à sa carrière en se consacrant exclusivement au double. Un choix qui commence aujourd’hui à porter ses fruits.
«Je pense que mes qualités en tant que joueuse de tennis correspondent bien au double. J’adore être à la volée, donc c’est quelque chose qui ressort énormément.»
La Genevoise souligne également l’importance de ses partenaires dans ses résultats. «Parfois ça clique, parfois ça clique un peu moins. Ces dernières semaines, ça a plutôt bien cliqué avec mes partenaires.»
Une évolution que son entraîneur, qui la suit depuis plus de dix ans, observe avec satisfaction. Au-delà des qualités techniques qu’il lui reconnaît depuis toujours, il estime que Naïma Karamoko a franchi un cap dans sa rigueur et son professionnalisme.
Un quotidien exigeant
Après deux heures d’entraînement sur terre battue, la journée n’est pourtant pas terminée. La Genevoise enchaîne avec une heure de renforcement musculaire, indispensable pour supporter les exigences d’une saison passée à voyager de tournoi en tournoi.
Une charge de travail que la joueuse assume pleinement. «Pour mon corps, c’est quelque chose de très bénéfique. J’ai la chance de voyager dans beaucoup de pays pour mes tournois. Certes, il y a des sacrifices à faire, mais si on veut vraiment réussir, il y en aura forcément.»
L’expérience de la United Cup
L’année 2026 avait également commencé sur une note particulière pour Naïma Karamoko. La Genevoise avait été sélectionnée avec l’équipe de Suisse pour disputer la United Cup, aux côtés notamment de Stan Wawrinka et Belinda Bencic.
Une expérience marquante pour la spécialiste du double, qui a pu observer de près le fonctionnement du très haut niveau.
«C’était vraiment une superbe expérience, notamment de pouvoir voir les matchs de si près, le coaching… C’est quelque chose que je n’avais jamais vécu auparavant.»
À 28 ans, Naïma Karamoko entend désormais poursuivre sa progression. Après le top 100, la Genevoise vise le top 70 mondial, avec en ligne de mire une qualification pour l’Open d’Australie au début de l’année prochaine. Le prochain cap est fixé.