Sport

Préparation physique: les jeunes athlètes toujours plus friands

09.06.2026 10h17 Clément Vuagnat

Prépa physique

La préparation physique prend une place de plus en plus importante dans le quotidien des athlètes. Et ce dès le plus jeune âge. Mais il faut trouve l'équilibrer entre l'optimisation de la performance et le respect du développement naturel du corps. Reportage avec un espoir du ski alpin qui ne laisse rien au hasard, du haut de ses 17 ans.

La saison de ski alpin de Romain Droux est terminée depuis de longues semaines mais le travail le plus fondamental, celui de l’ombre, ne fait que commencer. Pour ce spécialiste des disciplines techniques, la préparation physique rythme son intersaison. «Je trouve ça très important, c'est vraiment ce qui nous prépare pour la saison de ski, développe Romain Droux. Ce n'est pas simple mais il faut passer par là. Plus on progresse, plus on a envie de se dépasser encore plus. C'est plaisant».

Un suivi déjà très pro

À peine âgé de 17 ans, Romain Droux est suivi spécifiquement par un professionnel du domaine. Rendez-vous hebdomadaire, programme individuel à effectuer, rien n’est laissé au hasard pour maximiser les performances. Et ce, même si l’athlète est encore dans une phase d’apprentissage. «C'est un outil pour la performance, il faut qu'il y ait un sens à tout cela, explique Louis Chavanton, le préparateur physique qui suit Romain Droux. Il faut avoir des objectifs mesurables grâce à des datas et des tests. Notre rôle, c'est de travailler sur les faiblesses, d'autant plus lorsque l'athlète est en phase de développement physique».

C’est au sein de la structure Elitment, connu pour suivre des champions comme Loïc Meillard ou encore Alexis Monney, que cet espoir du ski alpin effectue sa préparation physique. Son fondateur insiste sur l’importance de ne pas brûler les étapes chez les jeunes talents. «La puberté influence énormément le contenu de l'entrainement , précise Patrick Flaction. Une fois que l'athlète arrive à maturité, qu'il se spécialise dans sa discipline, nous individualisons encore plus le travail avec lui».

Reste maintenant à Romain Droux de transformer ces progrès physiques en évolution chronométrique. Du travail intense qui pourrait s’avérer payant sur les skis l’hiver prochain.