Roxane Lamon face aux géants de l’Himalaya
Alpiniste genevoise, Roxane Lamon a déjà gravi cinq sommets à plus de 8’000 mètres, dont l’Everest, tout en menant de front une carrière de policière.
Son quotidien se partage entre le service, des entraînements exigeants — plus de quinze heures par semaine — et des expéditions à l’autre bout du monde, auxquelles elle consacre l’ensemble de ses vacances. L’hiver, c’est sur les pentes du Salève ou dans les Alpes qu’elle affine sa préparation. Un décor familier, mais essentiel, qui lui offre un avant-goût de l’Himalaya qu’elle retrouvera dans quelques semaines.
Derrière chaque ascension, une préparation minutieuse. Loin du Népal, c’est ici, par tous les temps, que Roxane forge sa résistance physique et mentale. Car la montagne ne laisse aucune place à l’approximation, surtout lorsque l’objectif se nomme Annapurna, K2 ou Everest, parmi les sommets les plus dangereux de la planète.
Cette passion dévorante l’a menée aux quatre coins du monde : sur l’Elbrouz en Russie, le Kilimandjaro en Tanzanie ou encore en Amérique du Sud. À son actif, des dizaines de sommets et une expérience forgée au fil des années. Pourtant, ses débuts n’avaient rien d’évident. Lors de son tout premier stage d’alpinisme à Chamonix, le doute s’invite. Mais en 2014, tout bascule. La montagne prend alors une place centrale dans sa vie.
Guidée par la passion et une détermination sans faille, Roxane Lamon avance, consciente des risques, mais fidèle à ce qui la pousse toujours plus haut. Un engagement total, entre exigence, sacrifice et liberté, là où l’idéal sportif se construit souvent dans l’ombre.