Suisse

L'initiative sur la neutralité serait rejetée selon un sondage

21.06.2026 05h00

L'initiative sur la neutralité serait rejetée selon un sondage

Une minorité de la population souhaite inscrire le principe de neutralité dans la Constitution fédérale (archive).

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Selon un sondage, l'initiative sur la neutralité lancée par l'UDC n'a actuellement aucune chance d'obtenir la majorité. Au total, 54% des personnes interrogées rejettent le texte et 34% y sont favorables. L'initiative est soumise au vote le 27 septembre.

Un peu plus d'un tiers des personnes interrogées rejettent catégoriquement le projet, tandis que 18% répondent 'plutôt non'. A l'inverse, 23% se sont prononcés 'certainement' en faveur du projet et 11% 'plutôt' en faveur. Douze pourcents s'abstiennent, selon les résultats d’un sondage publié dimanche par l’institut Leewas pour le compte de Tamedia et 20 Minuten.

QUEL EST L'OBJECTIF DE L'INITIATIVE?

L'initiative populaire 'Sauvegarder la neutralité suisse' veut qualifier la neutralité helvétique de 'perpétuelle et armée'.

Elle exige aussi que la Suisse n'adhère à aucune alliance militaire ou de défense, ni ne prenne de sanctions économiques ou diplomatiques contre un Etat belligérant, sous réserve de ses obligations envers l'ONU.

L'initiative a été lancée par l'organisation Pro Suisse et par des représentants de l'UDC après l'attaque russe contre l'Ukraine. Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent le projet et n'ont pas élaboré de contre-projet.

QUI DIT OUI?

Le soutien à cette initiative vient presque exclusivement des cercles de l'UDC: 72% des membres de ce parti souhaitent voter en faveur de l'initiative, selon le sondage de Tamedia. Le projet a tendance à être davantage soutenu par les jeunes électeurs issus de zones rurales et ayant un niveau de formation moins élevé.

QUI DIT NON ?

Hormis l'UDC, l'initiative se heurte à un large rejet parmi les électeurs. La résistance est la plus forte chez les Vert'libéraux (82%), les Vert-e-s (79%) et le Parti socialiste (77%). Il s'agit plutôt de personnes plus âgées et ayant fait des études supérieures, issues des zones urbaines.

QUI S'ABSTIENT?

Contrairement aux hommes, les femmes se prononcent moins sur le projet, selon le sondage. Leur proportion d’abstention est plus de deux fois supérieure à celle des hommes (16% contre 7%). En comparaison, les hommes sont plus nombreux à dire 'oui' (40% contre 32% de femmes) et à dire 'non' (25% contre 21%).

/ATS