Genève

10'000 seniors interrogés sur l’isolement en Ville de Genève

08.09.2026 19h49 Rédaction

kitsos

La Ville de Genève va interroger 10'000 personnes de plus de 65 ans pour mieux comprendre les mécanismes de la solitude et de l’isolement social. Les résultats sont attendus au printemps 2027.

La Ville de Genève veut mieux cibler l’isolement des seniors. Un vaste sondage, mené en partenariat avec l’Université de Genève, doit permettre de mieux comprendre la nature des liens sociaux des plus de 65 ans.

«On aimerait savoir quels sont les types de relations que les personnes de plus de 65 ans en ville de Genève ont», explique la Maire Christina Kitsos. L’étude doit notamment examiner les liens familiaux, de voisinage ou de quartier, mais aussi l’influence de l’âge, du genre ou encore des conditions socioéconomiques.

L’objectif est aussi d’adapter les politiques publiques existantes. «On aimerait pouvoir prévenir ces situations d’isolement et peut-être revoir nos dispositifs, voire créer de nouvelles mesures», précise Christina Kitsos.

Renforcer les actions déjà menées

La Ville dispose déjà de nombreux dispositifs destinés aux aînés, des activités de Cité-Sénior aux programmes sportifs, en passant par des ateliers numériques ou des prestations à domicile. Le programme est d’ailleurs étoffé tous les ans, précise la Maire.

Mais pour Christina Kitsos, l’enjeu dépasse les seuls dispositifs sociaux. «Ce qui nous intéresse, c’est de voir selon la configuration des quartiers ce qui est pensé en termes d’aménagements, ce qui existe en termes de commerces de proximité, et quel impact cela a dans la vie des gens.»

Les plus de 65 ans représentent 16,3% de la population de la ville. Christina Kitsos évoque également «une crise du lien», liée notamment à la fermeture de commerces de proximité ou de guichets, mais aussi à l’évolution des modes de vie.

«Les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle, le numérique au sens large permettent de multiplier les contacts, mais pas de créer de vraies relations où l’on peut développer des amitiés ou des projets», reconnaît la magistrate.

Les personnes qui ne feront pas partie des 10'000 destinataires du questionnaire pourront également participer à l’enquête, notamment via le site de la Ville de Genève.