Genève

A412: la ZAD de Mésinges évacuée sous le regard d'élus impuissants

09.10.2026 17h09 Gilles MIELOT

redac

Une délégation d’élus français s’est rendue ce matin sur le chantier de l’A412 en France voisine. Les militants ne désarment pas en attendant une décision de justice qui pourrait suspendre les travaux. Mercredi, la cour administrative d’appel de Lyon jugera une procédure de référé-suspension déposée par des associations et à laquelle la ville de Genève et d’autres communes du canton se sont associées. 

Une visite tendue ce matin aux abords du vaste chantier de l’A412. Sur la commune de Mésinges, la ZAD occupée par des militants depuis une année a été évacuée par les forces de l’ordre. Interpellations, pelleteuse, un schéma qui se répète depuis plusieurs semaines.

Des militants ont occupé plusieurs secteurs de ce chantier de 16 kms entre Thonon et Machilly pour retarder les coupes d’arbres massives entamées fin août. Ce matin, un sénateur et un député du département de l’Isère sont venus constatés, impuissants, la poursuite des travaux. « Oui il y a des problèmatiques de déplacements et de mobilité, mais on a d'autres manières d'y répondre à l'image du Léman Express donc allons vers des solutions qui marchent » plaide Guillaume Gontard sénateur de l’Isère.

Les militants dénoncent un déni de justice et un passage en force du constructeur avec l’appui de la gendarmerie. « Les gens d'Eiffage (le concessionnaire NDLR) veulent nous mettre devant le fait accompli et sabordent tout pour que les juges n'aient plus rien à constater et valident l'autorisation environnementale » dénonce Elisabeth Charmot, porte-parole des opposants. 

Une autorisation environnementale validée par le préfet mais contestée par les militants qui la juge incomplète. Avant que la justice ne se prononce sur le fond, une procédure de référé-suspension sera jugée mercredi à Lyon.

Genève et plusieurs communes frontalières du canton se sont associées à ces recours en justice et espèrent une suspension des travaux. Plusieurs élus genevois dont le conseiller administratif Alfonso Gomez se joindront demain à une nouvelle manifestation en France voisine.