Aménagement et mobilité, la vision de Marjorie de Chastonay jusqu’en 2030
La conseillère administrative Marjorie de Chastonay présente sa feuille de route pour son mandat. Entre grands chantiers, dialogue avec la population et ambitions climatiques, elle assume une transformation progressive, mais parcimonieuse de la ville.
À la tête du département de l’aménagement, des constructions et de la mobilité, Marjorie de Chastonay dévoile un programme dense. L’ambition est affichée: la ville doit être transformée.
Au menu: rénovation du patrimoine existant, mais aussi nouveaux équipements. «Il faut rénover ce qui doit être rénové, entretenir ce qui doit être entretenu», explique la conseillère administrative qui rappelle que la Ville de Genève représente 800 bâtiments et 800 rues. L’objectif est clair: «plus de fraîcheur en ville, plus de qualité de vie et plus d’apaisement».
Des chantiers majeurs… et des nuisances
Plusieurs projets structurants sont annoncés : réaménagement de Rive, piétonisation de la Terrassière, transformation de la pointe de la Jonction. Des nouveaux équipements publics sortiront de terre également. Mais la magistrate ne se cache pas face aux difficultés. «Pour transformer la ville […] il faut des travaux», souligne-t-elle.
Ces chantiers impliquent nuisances et inquiétudes. «Les commerçants ont besoin d’être informés, parfois d’être indemnisés», insiste Marjorie de Chastonay.
Parmi les projets phares, le parc de la Pointe de la Jonction. «Quelque chose de très attendu par la population», note-t-elle. L’accès à l’eau devient central. «C’est quelque chose vraiment d’essentiel aujourd’hui, surtout pendant les étés chauds». Autre idée: un ruisseau aux Vernets, alimenté par les réseaux thermiques structurants des SIG. Une manière de réutiliser les infrastructures existantes pour rafraîchir la ville.
Dialogue et proximité revendiqués
La magistrate veut changer de méthode. «Mon idée, c’est vraiment d’être une magistrate de proximité», affirme-t-elle. Elle insiste sur l’écoute: «L’idée, c’est d’être accessible à toute la population et qu’on puisse dialoguer».
Sur la mobilité, la collaboration avec le canton est incontournable. L’entente avec le magistrat Pierre Maudet semble scéllée. «On a mis nos points de convergence au milieu de la table, et les divergences mises de côté», explique Marjorie de Chastonay.
La magistrate rappelle enfin une réalité politique: les projets dépassent souvent le temps d’une simple législature. «Les projets prennent du temps», souligne-t-elle, évoquant crédits, commissions et recours. «Dialoguer avec tous les partenaires qui font la Ville et avancer collectivement, c’est ma priorité», conclut-elle.