Genève

Attaque armée à Meyrin: les malfrats courent toujours

06.02.2026 17h50 Delphine Palma/ Gilles Miélot

manufacture

Au lendemain du braquage à main armée survenu dans une manufacture de la zone industrielle de Meyrin, le calme est revenu ce vendredi. Les auteurs sont toujours en fuite, l'enquête à été confiée à la brigade de repression du banditisme. 

C’est dans ce quartier de la zone industrielle de Meyrin que le braquage s’est déroulé. Hier peu avant 19h, un groupe armé est parvenu à pénétrer à l’intérieur de cette manufacture spécialisée dans les pièces pour la haute horlogerie, vraisemblablement par un portail latéral. Un site pourtant hautement sécurisé. À ce moment-là, une trentaine de personnes se trouvaient encore dans l’entreprise.

Une intrusion particulièrement violente

Les malfrats seraient ensuite entrés dans le bâtiment par une grande porte située sur la façade principale du bâtiment. L’intrusion est décrite comme particulièrement violente. Une femme a été blessée sans gravité et transportée au HUG, une autre a été prise en charge en état de choc. «Il n’y a pas eu d’usage d’explosif, sinon le Ministère public de la Confédération aurait été avisé. En l’état, il y a eu des moyens conséquents pour s’introduire dans cette manufacture», précise le porte-parole de la police cantonale, Alexandre Brahier. «Raison pour laquelle la trentaine de personnes présentes sur place ont été passablement choquées.»

Un important dispositif policier a été déployé jeudi soir dans la zone. Le secteur a été bouclé et la brigade canine engagée, sans parvenir à localiser les auteurs. Ces derniers ont pris la fuite avec un butin dont la nature et le montant ne sont pas connus.

"Les gyrophares bleus étaient partout" 

Ce vendredi matin, les dégâts sont peu visibles. Le 4x4 incendié lors du braquage a été évacué. La porte forcée est en cours de réparation et le calme est revenu autour du site.

Dans le quartier résidentiel voisin, de nombreux riverains n’ont rien remarqué. Cette habitante, rentrée chez elle peu après 19h, a été surprise par l’ampleur du dispositif. «Je suis rentrée chez moi à 19h, la police et les gyrophares bleus étaient partout. La rue devant l’usine était bouclée. À ce moment-là, on ne savait pas ce qui se passait. On a vu une voiture incendiée sur le parking de l’usine. C’est assez choquant. J’habite ici depuis 40 ans, avant il y avait un champ de blé à la place de l’usine.»

Les employés de la manufacture ont reçu la consigne de ne pas s’exprimer publiquement. Une communication officielle est attendue de la part de l’entreprise, nous confirme son directeur.
L’enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme, sous la houlette du Ministère public.