Genève

Céline Amaudruz peut-elle compter sur le soutien des parlementaires genevois?

15.10.2026 20h35 Vincent Ulrich

Celine Amaudruz, la vice-presidente de l'UDC Suisse et conseillere nationale, s'exprime lors d'une conference de presse pour annoncer sa candidature a la succession de Guy Parmelin au Conseil federal, ce jeudi 15 octobre 2026 a Geneve. (KEYSTONE/Martial Trezzini) Celine Amaudruz, la vice-presidente de l'UDC Suisse et conseillere nationale, s'exprime lors d'une conference de presse pour annoncer sa candidature a la succession de Guy Parmelin au Conseil federal, ce jeudi 15 octobre 2026 a Geneve. (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Genève va-t-elle à nouveau être représentée au Conseil fédéral ? Quinze ans après le départ de Micheline Calmy-Rey, Céline Amaudruz pourrait devenir la sixième conseillère fédérale de l’histoire du canton, la troisième femme. Elle peut en tout cas compter sur le soutien d'une partie de ses collègues genevois au parlement.

C’est la première fois depuis bientôt dix ans et Pierre Maudet que Genève est représentée dans la course au Conseil fédéral. Forte de 14 membres sous la coupole, la délégation genevoise se verrait bien glisser l’une des siennes au gouvernement, 15 ans après Micheline Calmy-Rey.

Un grand oui à droite

C’est en tout cas la position du camp bourgeois, pour qui les intérêts genevois peuvent être porté par Céline Amaudruz. «C'est une bonne nouvelle, c'est surtout une bonne nouvelle pour Genève, se réjouit Vincent Maitre (Le Centre). Genève, je pense, doit être représentée au Conseil fédéral. C'est le plus gros contributeur parmi tous les cantons au pot commun de la Confédération.»

Même son de cloche pour le conseiller national PLR Cyril Aellen: «Je suis dans le soutien d'une candidature qui est favorable à Genève. Il y a aujourd'hui une opportunité pour Genève, une opportunité pour avoir quelqu'un de crédible et elle doit être soutenue.»

Soutien mitigé à gauche

A gauche, les réactions sont plus nuancées. Pour le conseiller aux États Carlo Sommaruga, Genève se doit d’être représentée: «Il vaut mieux que ce soit une Genevoise ou un Genevois, qu'un Zurichois ou un Saint-Gallois ou un Grison puisque cela permet aussi d'avoir un rayonnement sur le canton et de favoriser, quoi qu'on en dise, un tout petit peu le canton.»

Mais chez les Verts, l’origine de Céline Amaudruz et sa capacité à s’éloigner de la ligne de son parti ne suffisent pas à compenser son étiquette d’élue UDC. «Elle incarne les valeurs de l'UDC, tranche Delphine Klopfenstein Broggini. Même si on peut lui reconnaître une certaine ouverture sur les questions de société, en particulier d'égalité, et puis à titre personnel aussi une certaine relation cordiale et loyale. Pour moi, la politique de l'UDC, je ne peux pas la soutenir.»

Avec le soutien d’une bonne partie de la délégation genevoise à Berne, Céline Amaudruz fait face à son prochain défi: figurer sur le ticket de son parti pour l’élection du 9 décembre. La direction nationale de l’UDC rendra sa décision le 20 novembre.