Charlie Ganache, le plus belge des chocolatiers suisses
En cette veille de Pâques, le chocolat est évidemment à l’honneur. Parmi toutes les enseignes genevoises, la concurrence et le choix sont vastes. Des petits artisans arrivent tout de même à se faire une place. C’est le cas de Charlie Ganache, enseigne familiale qui cultive la qualité et la discrétion.
Une petite enseigne cachée dans le passage des Lions, une histoire familiale, débutée il y a une trentaine d’année. Au départ, une franchise de la marque de chocolat belge Godiva. «C'était une grande marque de chocolat international qui était une référence, mais la marque a changé, c'était devenu très sucré, je n'avais plus de plaisir à les vendre» explique Annie Brändli, celle par qui tout à commencé.
Une histoire belge chocolatée qui s’est poursuivie avec un artisan carougeois, puis une nouvelle page s’est ouverte avec un passage de témoin familial. Le fils, comédien à Paris, s’est à son tour plongé dans le cacao. Une passion pour Pierre-Olivier Brändli «Charlie Ganache parce que la ganache ça sonne bien, ça fait référence au chocolat et Charlie pour la référence à Charlie et la chocolaterie.»
Après le nom, il fallait réussir à se démarquer. L’enseigne propose 45 variétés différentes de chocolat et des produits locaux pour les associations. «Nous avons un maitre chocolatier extraordinaire avec qui on s'entend très bien, on est sur la même ligne, l'idée c'est de proposer du chocolat comme nous on aime le déguster.»
Une clientèle de fidèles, le bouche à oreille, et une volonté farouche de ne pas trop s’exposer pour garder le côté artisanal même en pleine période de Pâques, avec les personnages et déclinaisons traditionnelles.
Des origines belges et suisses, alors qui fait le meilleur chocolat ? «Question piège, quand vous allez chez un bon artisan, vous retrouvez des gens passionnés qui proposent des très bons produits, donc il n'y pas de réponse claire à cette question» répond avec un sourire Pierre-Olivier Brändli.
A vous de juger, et attention à la crise de "foi", pourtant appropriée en pleine période pascale.