Climatisation: les Verts genevois assouplissent (un peu) leur position
Longtemps réticents aux climatiseurs, les Verts genevois font évoluer leur discours. Face à la multiplication des canicules, le parti se dit désormais favorable à des installations ciblées, tout en refusant une libéralisation généralisée comme le propose l'UDC.
Invitée à réagir à la proposition de l'UDC d'assouplir les conditions d'installation des climatiseurs, la présidente des Verts genevois, Maryam Yunus Ebener, admet que le contexte climatique impose une adaptation. «On doit continuer à isoler, mais on peut climatiser», résume-t-elle. Selon elle, les vagues de chaleur se sont intensifiées plus vite que prévu. «On ne pensait pas que le changement climatique arriverait aussi rapidement.»
Les Verts disent soutenir un allègement des procédures, mais à certaines conditions. Le parti refuse une autorisation trop facilitée des climatiseurs et souhaite que les équipements soient réservés en priorité aux bâtiments où les besoins sont les plus importants. «L'assouplissement des conditions, on y est favorable, mais pas à la libéralisation absolue», affirme Maryam Yunus Ebener.
La présidente des Verts évoque notamment les EMS, les hôpitaux, les écoles ou encore les immeubles mal isolés, où les températures nocturnes restent particulièrement élevées.
Une intervention de l'État réclamée
Pour les écologistes, le développement de la climatisation devrait s'inscrire dans une politique publique plutôt que relever des seules initiatives privées. Maryam Yunus Ebener plaide pour une «politique ordonnée de la fraîcheur», avec des critères permettant de cibler les logements les plus exposés à la chaleur.
Elle estime également que les propriétaires ont un rôle à jouer, notamment dans les immeubles occupés majoritairement par des locataires.