Conflit ukrainien : Intégration toujours difficile en Suisse pour les réfugiés
Le conflit en Ukraine entre dans sa cinquième année. Les manifestations à Genève sont de plus en plus sporadiques pour une communauté qui s’intègre de plus en plus mais qui rencontre toujours autant de difficultés sur le marché du travail. L’hospice général accompagne un peu moins de 4000 personnes titulaires d’un permis S. 17% d’entre eux seulement ont un emploi.
Quatre ans de conflit, et quelques images sur la place des Nations, des textes d’enfants ukrainiens réfugiés qui racontent leur quotidien et leurs rêves de retour même si la paix a du mal à se dessiner. Des mots et des maux toujours présents aussi chez ces familles déchirées, exilées qui ont trouvés refuge en Suisse mais qui ont toujours du mal à s’intégrer pleinement. Problème de langue, de culture, mais aussi de reconnaissance professionnelle.
«C'est difficile quand par exemple vous avez été médecin en Ukraine durant tant d'années et de devenir aide-soignant ici, c'est dur pour l'estime de soi» explique Nadiia Olarean, présidente d'Ukraine Reborn qui soutient le bien-être et l'intégration des réfugiés ukrainiens qui cherchent protection en Suisse.
L’hospice général accompagne 3963 personnes titulaires d’un permis S qui leur facilite pourtant les choses en Suisse par rapport à d’autres réfugiés. Le taux d’emploi reste bas, à 17% selon les derniers chiffres. A fin novembre 2025, 441 permis S avaient trouvé un emploi dans notre canton. En janvier 2025, ils étaient 330.
La cadence de prise d’emploi est en progression de près de 34% sur 11 mois selon le canton. «Les employeurs ont du mal à faire confiance à des gens qui ne sont que de passage. Investir du temps et de l'argent pour des gens qui vont retourner chez eux un jour est difficile» indique Nadiia Olarean.
Les ukrainiens se sont donnés rendez-vous ce soir sur la place des Nations. Un symbole face à des institutions internationales toujours impuissantes à régler un conflit qui entre dans sa cinquième année.