De retour du Moyen-Orient, Bryan Lo Giudice plaide pour une Genève plus attractive
De retour de trois semaines au Moyen-Orient, le PLR Bryan Lo Giudice livre son analyse. Entre exode à Dubaï, afflux de capitaux vers la Suisse et enjeux fiscaux, il esquisse aussi des pistes de réforme.
De retour du Moyen-Orient, le gérant de fortune PLR décrit un exil d'une bonne partie des résidents... mais pas forcément à Genève et en Suisse, par manque d'attractivité. À Dubaï, la guerre avoisinante a laissé des traces, avec des impacts bien visibles sur ses habitants. «Dubaï a facilement perdu en population 75% de ses gens», affirme Bryan Lo Giudice. Selon lui, il ne s’agit pas d’une peur généralisée mais d’un effet de départ temporaire. «Ils vont probablement revenir, mais pas tout de suite.»
Face à cette instabilité, la Suisse tire son épingle du jeu. «La Suisse, tout comme Singapour ou Monaco, est une destination prisée», souligne-t-il, évoquant un pays «sûr» et «sophistiqué». Résultat: «les départements qui s’occupent du Moyen-Orient font face à des rentrées largement supérieures que prévu». Mais Bryan Lo Giudice nuance : si les capitaux affluent, les personnes hésitent davantage. «Il y a une dichotomie entre notre savoir-faire et la fiscalité». Le gérant de fortune rappelle la fiscalisation à hauteur de 0.85% pour la fortune, la plus élevée en Suisse.
Appel à une réforme fiscale
Pour le politicien genevois, «il faut réformer le forfait fiscal». Bryan Lo Giudice propose de «l’élargir aux Suisses » et de permettre aux bénéficiaires «de travailler». Il cite aussi la concurrence étrangère: «L’Italie a fait un forfait fiscal extrêmement bien», attirant même certains contribuables genevois.
Mais lorsqu'il est questionné sur les effets pervers d'un tel système comme la gentrification, l’accessibilité au logement, le PLR reconnaît qu'il faut travailler de concert avec d'autres domaines et que les politiques «ne font pas que de la fiscalité». Néanmoins, il est nécessaire d'agir selon lui, car lorsqu'une discussion démarre entre un gérant de fortune genevois et un client extérieur, «quand on évoque l’impôt sur la fortune, la discussion s’arrête là.»