Derrière Watches and Wonders, la formation horlogère en quête de talents
En marge de Watches and Wonders, la formation horlogère genevoise se montre. Entre passion, exigences et manque de places d’apprentissage, la relève tente de se faire une place dans un secteur en pleine croissance.
Au cœur du salon horloger à Palexpo, les projecteurs ne sont pas braqués uniquement sur les grandes maisons. La relève horlogère y trouve aussi sa place. Durant toute la semaine, les apprentis viennent défendre leur métier et leur formation. Parmi eux, Raquel, 18 ans, en troisième année de CFC chez Rolex.
Pour elle, le plus dur n’est pas la formation, mais l’entrée dans la profession. «Le moment le plus compliqué, c’est vraiment trouver sa place», confie-t-elle. «La formation en elle-même, elle n’est pas si compliquée que ça. Les gens qui nous suivent nous expliquent très bien, ils sont toujours là si on a des questions.»
L'apprentissage horloger, une denrée rare
La difficulté réside ailleurs: les places d’apprentissage sont rares, malgré un grand nombre de candidats. Les manufactures ouvrent peu de postes chaque année. À Genève, l’école horlogère, institution bicentenaire modernisée, forme depuis 2016 les futurs professionnels en quatre ans, dans un environnement à la pointe.
Le secteur, lui, ne cesse de croître. En 2023, l’horlogerie suisse comptait 65’000 emplois, un record en cinquante ans. Entre 2010 et 2025, 17’000 postes ont été créés . Une dynamique qui renforce le rôle clé de la formation.
«C’est tout un écosystème de fromation qui est mis en place», souligne Ludovic Voillat, secrétaire général convention patronale industrie horlogère suisse. Cela passe par l’apprentissage, la formation continue en entreprise, des modules pour adultes ou encore la formation supérieure. «Tout cela vise à répondre aux exigences des entreprises et à fournir le panel de compétences dont elles ont besoin», précise-t-il.
À Genève, les résultats suivent. En 2025, 270 élèves ont été diplômés, avec un niveau de certification en hausse constante de 2% par an. À l’échelle suisse, 1’700 apprentis sont actuellement en formation.