Genève

Engouement et déception autour du lancement de la Royal Pop

18.05.2026 17h03 Gilles MIELOT

redac

Le lancement de la vente de la Royal Pop samedi, fruit de la collaboration entre Swatch et Audemars Piguet a tourné au chaos partout dans le monde, y compris à Genève. Files d’attentes interminables pour un nombre de montres limitées en magasin. Une frénésie d’achat qui se poursuit désormais sur les sites de revente en ligne et qui suscite toujours autant d’appétit. 

Une foule jeune et obstinée qui patiente, certains ont même campé deux jours sous la pluie pour tenter de se procurer cette montre en pendentif, colorée, fruit d’un partenariat entre Swatch et Audemars Piguet. Une montre vendue jusqu'à 375 francs, qui se revendait déjà ce week-end près de 10 fois plus cher en ligne. Des ventes au compte-goutte en magasin, Swatch ne communique pas sur les chiffres, résultat, beaucoup de déçus, et même des scènes d’émeutes comme à Paris ou Milan. 

Pour le sociologue Sandro Cattacin, «le luxe se marie au populaire, et l'élément qui te fait être différent n'appartient donc plus à une seule classe sociale». 

L’engouement était majoritairement porté par des espoirs de belle plus-value, mais la montre n’est pas en édition limitée, et elle sera de nouveau disponible pendant un bon moment. «Ce qui est intéressant, c'est la création de l'évènement, j'étais là, j'ai fais la queue pour être parmi les premiers clients, j'ai donc une histoire à raconter, ça fait partie d'une expérience qui se collera sur l'identité de la personne» complète Sandro Cattacin. 

Ce matin à Genève, dans les rues-basses, le calme après la tempête, mais les stigmates sont toujours là. Des vigiles sont toujours mobilisés, mais la montre n’est plus disponible en magasin, et même les vendeuses ne savent pas quand auront lieu les prochaines livraisons. Les curieux affluent pour venir voir le phénomène exposé en vitrine.

Les moins patients et les plus inconscients pourront toujours trouver leur onéreux bonheur sur les sites de reventes. Un joli coup marketing de la marque, qui s’est épargnée une coûteuse campagne publicitaire, aussi un peu à cause de nous.