Genève

FIFDH 2026: l'art de résister

12.02.2026 17h50 Delphine Palma/ Julie Zaugg

fôfdh

Recul des libertés fondamentales, montée de l’autoritarisme, crise des institutions garantes du droit international: des thèmes qui ont façonné l’année écoulée et qui occuperont écrans et discussions lors du prochain FIFDH, du 6 au 15 mars à Genève.

54 films sont à l’affiche de cette 24e édition. Documentaires et fictions composent une sélection reconnue pour sa qualité et son engagement. «Nous allons mettre un accent particulier sur les Etats-Unis et l’Europe, car ce sont des régions où ces évolutions étaient peut-être moins attendues. Or, des deux côtés de l’Atlantique, nous observons des dérives autoritaires et un glissement vers l’extrême droite qui nous inquiètent, notamment pour les libertés individuelles, les droits de l’homme et l’accès à une information libre», détaille Laura Longobardi co-directrice du festival. 

Résister, collectivement ou par l’art

Dérives autoritaires, mais aussi et surtout résistance. La mobilisation de la société civile sera l’autre fil rouge de cette édition, précise Laila Alonso Huarte, l'autre co-directrice. «L'idée du festival, ce n’est pas seulement de dénoncer ce qui va mal, mais aussi d’encourager le public à s’engager et à se mobiliser. La programmation met en avant différentes formes de résistance, souvent collectives, comme l’engagement citoyen ou les mobilisations. Elle montre aussi des résistances plus individuelles, notamment à travers l’art. Tout cet autre volet met en lumière la manière dont ces mouvements s’organisent pour faire face aux pressions exercées sur la démocratie.»

Projections, Forums, expositions, rencontres avec des activistes, cinéastes et journalistes: pendant dix jours, Genève réaffirmera sa place de carrefour des droits humains et du dialogue international.