Des abris PC pour loger les ouvriers agricoles frontaliers durant le sommet
Face aux restrictions de circulation prévues lors du sommet du G7, le monde agricole genevois s'organise pour maintenir son activité. À Perly et Plan-les-Ouates, des abris de protection civile seront mis à disposition des ouvriers agricoles frontaliers afin de garantir la poursuite des récoltes.
Dans les serres genevoises, la saison bat son plein. Aubergines, tomates ou concombres doivent être récoltés quotidiennement. À Perly, Claude Janin exploite cinq hectares de serres et emploie une trentaine de collaborateurs, dont la moitié résident en France voisine.
Entre débrouille et hébergements de fortune
À l'approche du G7, les incertitudes liées aux contrôles aux frontières inquiètent les travailleurs frontaliers. Michael, ouvrier agricole frontalier, préfère anticiper : «Est-ce qu'il faudra attendre deux heures ou toute une journée pour passer ? Les cultures, elles, ne peuvent pas attendre. J'ai prévu de dormir sur un matelas sur l'exploitation.»
Pour assurer la continuité de l'exploitation, chacun cherche des solutions. Certains salariés seront hébergés chez des collègues ou des proches. D'autres camperont sur place sous tente.
«Certains vont camper dans les champs, résume Claude Janin. D'autres seront accueillis chez des collègues. Mais pour quelques postes clés, une absence pourrait compliquer sérieusement le fonctionnement de l'entreprise.»
Deux abris PC ouverts aux ouvriers agricoles
Afin de soutenir la profession, Agrigenève a trouvé un accord avec les communes de Perly et de Plan-les-Ouates. Du 12 au 18 juin, deux abris de protection civile seront mis à disposition du personnel agricole frontalier, soit 130 places au total.
« La commune de Plan-les-Ouates a décidé de mettre gratuitement à disposition son abri PC afin d'aider le monde agricole durant cette période compliquée », explique Philippe Rochetin, conseiller administratif de la commune.
La demande est déjà au rendez-vous. L'Union maraîchère a réservé une cinquantaine de places pour ses employés frontaliers, tandis que les Laiteries Réunies en ont retenu une dizaine. Reste à savoir si les besoins augmenteront à mesure que l'échéance du G7 approche.