G7

G7: une école s’organise face à la fermeture des frontières

04.06.2026 18h20 Lucie Hainaut

Salésienne Salésienne

La fermeture de la majorité des postes-frontières dans le cadre du G7 d’Evian perturbe l’ensemble du canton. À Veyrier, l’école privée La Salésienne a mis en place un véritable plan de crise pour garantir l’accueil des élèves.

Du 12 au 18 juin, seuls sept points de passage resteront ouverts entre la France et Genève. À Veyrier, aucune douane ne figure parmi les accès maintenus.

Une situation particulièrement délicate pour La Salésienne, dont une partie importante du personnel enseignant réside en France voisine.

Face à cette incertitude, le directeur de l’établissement a décidé d’anticiper. Son propre plan est déjà arrêté: il passera la semaine sur place dans un camping-car installé à proximité de l’école. «À partir de 5h30, nous assurerons une permanence. Cela me permettra de ne pas traverser la frontière et d’être disponible immédiatement pour gérer la situation» détaille Laurent Hernicot.

Une cellule de crise dès l’aube

Chaque matin, une cellule de crise sera chargée de suivre en temps réel les déplacements des enseignants frontaliers.

L’école a proposé aux collaborateurs concernés d’envoyer régulièrement leur position afin d’évaluer les retards éventuels et d’adapter l’organisation de la journée.

«Nous nous sommes mis en mode crise. Si la situation est compliquée, nous aurons anticipé. Si elle est plus simple que prévu, tant mieux» résume le directeur.

Les horaires des élèves pourront également être modifiés. En fonction des effectifs présents, les cours pourraient débuter plus tard et laisser davantage de place à des activités collectives ou à des ateliers.

Des chambres pour les enseignants

Pour limiter les risques liés aux déplacements, l’établissement a également trouvé une solution d’hébergement. Des chambres appartenant à la communauté religieuse présente sur le site sont mises à disposition du personnel.

Six enseignants ont déjà choisi de loger sur place pendant la durée du sommet. Parmi eux, Edwige, enseignante frontalière, qui préfère éviter les longues attentes à la douane.

«L’idée est d’assurer une classe normale aux enfants. J’ai aussi des collègues qui ont des contraintes familiales et qui doivent rentrer chez eux chaque soir. Si je peux être présente pour assurer l’accueil le matin, je le fais volontiers» sourit-elle.

À quelques jours du G7, l’objectif est clair: garantir la continuité de l’enseignement malgré les perturbations annoncées.