Genève

Genève donne la parole aux voix dissidentes du monde entier

16.02.2026 19h11 Rédaction

Le Centre international de conférence de Genève donne la parole aux dissidents. Prisonniers politiques, opposants en exil et figures de la résistance aux dictatures sont attendus pour cette 18ᵉ édition.

Le Geneva Summit for Human rights and democracy veut porter la parole de celles et ceux que les régimes autoritaires tentent de faire taire: «Notre but, c’est de faire entendre la voix des prisonniers politiques, des dissidents, des victimes, au cœur même de la scène internationale», explique Hillel Neuer, organisateur. Dans un contexte marqué, selon lui, par «une montée d’autoritarisme» en 2026, le sommet entend rassembler «des hommes et femmes très courageux» venus notamment de Corée du Nord, d’Afghanistan, du Zimbabwe, de Russie, de Chine, de Cuba, du Venezuela ou encre d’Iran.

Le thème central cette année sera la «résistance aux dictatures», avec un accent particulier sur la répression transnationale. «On voit une montée de cette volonté des dictatures de poursuivre leurs opposants, même en Amérique, au Canada ou en Australie», alerte l’organisateur. 

Des figures internationales attendues

Parmi les personnalités annoncés figure Svetlana Tikhanovskaïa, présentée comme «la vraie présidente» élue face à Alexandre Loukachenko. Son mari a été emprisonné durant cinq ans. Autre voix très attendue: Masih Alinejah, figure du mouvement «Femme, Vie, Liberté» en Iran. Ciblée par des «complots d’enlèvement et d’assassinat aux États-Unis», elle participera au sommet le même jour que la venue à Genève du ministre iranien des Affaires étrangères. 

Grâce au soutien des autorités suisses, plusieurs dissidents ont pu obtenir un visa pour se rendre à Genève, malgré des situations administratives souvent précaires. «C’est un défi, mais heureusement, on les rassemble dans une salle ici à Genève», relève Hillel Neuer.

Après 18 éditions, l’organisateur estime que le sommet a contribué à offrir une tribune mondiale rare aux opposants. Certains prisonniers politiques ont même pu obtenu l’asile après leur passage à Genève. Les inscriptions pour y assister sont closes, mais l’événement sera diffusé en direct sur le site genevasummit.org.