Genève

Geoffray Sirolli dénonce le désengagement des SIG sur des conduites d'eau

18.05.2026 19h41 Rédaction

plr sirolli

Le député PLR Geoffray Sirolli a déposé une motion au Grand Conseil après l’envoi de courriers des SIG à environ 1250 propriétaires. La régie publique ne souhaiterait plus entretenir certaines conduites d’eau potable situées sur des chemins privés.

La Tribune de Genève s’en était fait l’écho, environ 1250 propriétaires genevois auraient reçu un courrier des SIG les informant que la régie publique n’assurerait plus l’entretien de certaines conduites d’eau potable situées sur le domaine privé. Pour le député PLR, cette histoire est assez inquiétante sur le fond comme sur la forme. 

Geoffray Sirolli rappelle que les SIG bénéficient d’un monopole public et qu’ils assurent une mission essentielle. «Toutes les Genevoises et Genevois ont le droit d’avoir accès à l’eau potable et les SIG se doivent de leur fournir», affirme-t-il.

«Toutes les Genevoises et Genevois ont le droit d’avoir accès à l’eau potable et les SIG se doivent de leur fournir»

Selon Geoffray Sirolli, les SIG considèrent désormais que certaines conduites privées «ne sont plus stratégiques pour eux» et chercheraient à «ne plus les entretenir». Un choix qu’il juge injuste pour les propriétaires concernés. «Ces gens payent le même tarif que tout le monde, payent les mêmes taxes pour l’entretien de ces conduites d’eau», relève-t-il.

Les SIG auraient prévu des compensations financières pour les propriétaires concernés. Insuffisant, selon le libéral-radical. «À partir du moment où on accorde un monopole public à une entreprise, chaque monopole oblige aussi à certains devoirs», insiste Geoffray Sirolli. «On parle de l’accès à l’eau potable, quelque chose de vraiment vital.»

La motion déposée au Grand Conseil doit permettre d’établir les responsabilités politiques dans ce dossier. «Est-ce que le Conseil d’État a approuvé cette situation ou est-ce que les SIG, par eux-mêmes, se sont dit que certaines canalisations, ils ne voulaient plus s’en occuper?», questionne Geoffray Sirolli. Le texte déposé devrait être débattu prochainement au parlement cantonal.